16 décembre 2008

correction bac blanc TES

Sujet 1 : composition

 

Le modèle soviétique et son influence dans le monde de 1945 à 1991

 

Sujet classique, ce sujet devait permettre de s’interroger sur les origines de l’intérêt suscité par ce modèle dans le monde depuis 1945, mais aussi sur l’influence qu’il a pu exercer sur une aire d’influence plus ou moins proche. En outre, les bornes chronologiques du sujet allant jusqu’à la fin de l’URSS en 1991, il fallait aussi envisager les limites de ce modèles et les contestations dont il pouvait faire l’objet.

 

1. Les fondements du modèle soviétique

1.1. La volonté de construire une société d’égaux

1.2. Un pays dirigé par un parti unique… et parfois par un chef unique

1.3. Une économie étatisée, planifiée… et caractérisée par la prééminence des productions militaires et d’industrie lourde.

 

2. Moyens et formes d’une influence planétaire

2.1. Une influence idéologique à travers les différents partis communistes du monde coordonnés depuis Moscou

2.2. La construction du Bloc de l’Est en Europe et en Asie à la fin des années 1940

2.3. Un expansionnisme soviétique jamais démenti jusqu’à la fin des années 1970 (alliance avec Cuba, expansion en Afrique dans les années 1970, intervention en Afghanistan à partir de 1979…)

 

3. Les limites de l’affirmation du modèle soviétique et de son influence

3.1. Les limites internes : un Etat policier et parfois terroriste, une économie offrant une certaine médiocrité de niveau de vie.

3.2. Les limites à l’intérieur de l’aire d’influence : contestation du « Grand Frère » en Europe de l’Est, difficiles relations sino-soviétiques

3.3. Les limites externes : la volonté de containment américaine et la propagande anti-soviétique.

 

 

Sujet 2 : composition

 

L’Europe dans les relations Est Ouest (1947-1989)

 

En quoi l’Europe apparaît comme un miroir des rapports entre les deux grands ? Peut-on dire que les Européens se sont contentés de subir la « loi » des Deux Grands ?

 

  1. Pourquoi      l’Europe est devenue un enjeu de la rivalité des deux grands ?

 Une Europe affaiblie face à deux Grands surpuissants

-l’affaiblissement économique et politique

-les deux Grands contrôlent l’Europe

 Une Europe aux frontières redéfinies après les accords de Yalta

-des transformations de frontières prouvant la toute puissance des deux Grands

-le cas particulier de l’Allemagne

 Une progressive montée des tensions en Europe en 1945 et 1946

-le refroidissement des relations entre les deux Grands après Postdam, les questions de la reconstruction allemande et des élections en Europe centrale

-Churchill annonce au monde la naissance d’un « rideau de fer » en Europe dès 1946

 

  1. L’Europe      au centre des tensions entre les deux Grands (1947-1989)

 Le temps des crises

-le blocus de Berlin ou la première crise Allemande

-l’édification du Mur de Berlin symbole d’une Allemagne et d’une Europe coupées en deux

 Deux Europe

-A l’Ouest, aide économique américaine et création de l’OECE, formation de l’OTAN

-A l’Est, la naissance sous pression soviétique des démocraties populaires, la formation du CAEM et du Pacte de Varsovie

De la Détente à la crise des Euromissiles : un Europe qui enregistre les évolutions des tensions entre Est et Ouest

  -Une acceptation de l’ordre bipolaire mais une volonté d’un plus grand respect des droits de l’homme :   l’Europe à l’heure de la conférence d’Helsinki

  -la bataille des euromissiles : dernier soubresaut de la guerre froide en Europe

 

  1. Des      Européens entre désir de dépasser la rivalité des deux grands et      acceptation de l’ordre bipolaire (1962-1989)

  

 Deux pays d’Europe de l’Ouest désireux de retrouver une place autonome dans les relations internationales

   -L’hégémonie américaine contestée, l’allié occidental accepté : la France à l’heure du général de Gaulle

  -Une volonté de renouer le contact entre les Deux Europe au temps de la Détente : l’Ostpolitik de W. Brandt

 La contestation du Grand Frère à l’Est : une Europe qui rejette de l’intérieur l’ordre bipolaire

-l’arrière plan : Budapest (1956)

-le « printemps de Prague » (1968)

-la Pologne des années 1970 à 1980

 L’Europe et la fin de la guerre froide

  -l’effet Gorbatchev : le desserrement de la tutelle soviétique sur l’Europe de l’Est

  -la fin des démocraties populaires

 

Sujet 3 : étude d’ensemble documentaire

 

La décolonisation de l’Algérie française : une décolonisation arrachée.

 

 

 

Première partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes

 

  1. Quels éléments permettent      de dire qu’il existe un attachement particulier des Français pour      l’Algérie dans les années 1950 (documents 1 et 3) ?

Dans le document 1, l’auteur Affirme qu’il ne saurait être question d’un Etat musulman en Algérie, de même le million de Français installés en Algérie apparaissent comme la force principale du développement de ce territoire. Dans le Document 3, l’auteur insiste sur l’ancienneté de l’implantation de Français en Algérie (dès les années 1830). Il rappelle aussi le rôle de militaires d’Algérie dans la Libération et l’évocation du défilé militaire sur les Champs Elysées a pour rôle de manifester, aux yeux de cet auteur, l’appartenance de l’Algérie à la France et à son histoire.

 

  1. Que veulent mettre en      évidence les auteurs du document 2  et quelles hypothèses peut-on      formuler quant à leur opinion sur le conflit algérien ?

Il y a sur cette Une de journal une mise en évidence de la violence en Algérie (à détailler). Mais ici, systématiquement cette violence est attribuée aux « rebelles algériens », c’est-à-dire les indépendantistes : l’objectif des auteurs est de montrer la « sauvagerie », la « barbarie » de ces rebelles : a priori ce journal n’est guère favorable à l’idée d’indépendance algérienne.

 

  1. Quelles sont les fonctions      du général de Gaulle au moment où est réalisé cet entretien ? Quelles      évolutions sont à noter entre l’attitude de Guy Mollet et celle de Charles      de Gaulle face à la question algérienne (doc. 1 et 4) ?

En décembre 1959, de Gaulle est président de la cinquième république depuis près d’un an. Il admet ici l’idée d’autodétermination de l’Algérie, reconnaissant  que la volonté de francisation de l’Algérie est un échec, admettant même que malgré les succès de l’armée sur le terrain algérien, les populations musulmanes du pays semblent hostiles à la perpétuation, en l’état, de la domination française. Par rapport à Guy Mollet qui concevait certes des réformes mais ne pouvait envisager d’autres solutions qu’une Algérie française, l’évolution est donc sensible.

 

  1. En quoi le document 5      témoigne d’une violence restée présente jusqu’au terme du conflit en      Algérie ?

Cette affiche de l’OAS de 1961 témoigne d’une volonté de garder l’Algérie française, au besoin par les armes (symbole de l’épée). Cette volonté doit s’affirmer contre les partisans d’une Algérie algérienne (symbole du croissant brisé) mais aussi contre de Gaulle et les gaullistes qui ont accepté l’indépendance (symbole de la crois de Lorraine brisée).

 

  1.  Quelles critiques peuvent être formulées      au sujet de la composition de ce dossier documentaire ?

Ce dossier ne permet d’aborder que le conflit algérien proprement dit, sans s’interroger sur ses origines. De plus, et surtout, seuls des documents provenant auteurs français et/ou partisans de l’Algérie française composent ce dossier.

 

Deuxième partie : à l’aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une réponse organisée au sujet :

 

La réponse finale devait permettre d’aborder le problème de la décolonisation de l’Algérie en la replaçant dans l’étude du phénomène de décolonisation en général, et en montrant tout ce qu’une décolonisation arrachée pouvait avoir de déstabilisant pour la colonie proprement dite avec le développement d’une guerre, mais aussi pour la métropole, puisqu’ici la France allait subir une crise politique majeure avec cette décolonisation.

Il fallait d’une part rappeler la particularité de la colonie algérienne en évoquant l’importance du peuplement d’origine européenne (colonie de peuplement) ici, mais aussi les inégalités multiples, économiques et sociales mais aussi politiques, qui existaient entre les communautés européennes et musulmanes (cf. cours).

Dans un second temps la première phase du conflit, jusqu’en 1958, méritait d’être abordée. Il s’agissait de mettre en évidence la réalité d’une vraie guerre mobilisant des forces nombreuses venant des deux côtés de la Méditerranée, et, dans le même temps, la difficulté pour les autorités françaises à trouver une issue politique au conflit.

Dans un troisième temps, c’est la crise de Mai 1958 et le chute d’une république qui devaient être évoquées, ainsi que la progressive acceptation par la France de l’indépendance algérienne. Cette indépendance progressive ne signifiait au demeurant pas la fin du conflit, avec en particulier la permanence d’intransigeants partisans de l’Algérie française qui allaient jusqu’au bout affirmer leur opinion, et faire qu’en retour les nouveaux responsables de l’Algérie indépendante, refuseraient toute présence française en Algérie.

 

Posté par roou_hg à 14:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur correction bac blanc TES

Nouveau commentaire