03 mai 2009
composition, classe de Seconde 3, la période révolutionnaire
Evaluation,
classe de Seconde 3, composition, la période révolutionnaire. Eléments de
correction
Sujet
1.
Napoléon Bonaparte a-t-il enterré ou poursuivi la
Révolution française ?
Ce
sujet était l’un des grands classiques concernant la période révolutionnaire. Centré
sur la personne et le règne de Napoléon premier, il permettait de voir la
manière avec laquelle étaient perpétués ou au contraire remis en cause les héritages
des années de profond renouveau politique que furent les années 1789-1799. La
problématique pouvait ici s’articuler autour de l’idée que Napoléon avait tout
à la fois était un fossoyeur et un continuateur de la révolution.
1. Bonaparte
continuateur de la Révolution
1.1. Bonaparte
meneur d’un coup d’Etat pour faire cesser l’instabilité politique du Directoire
et permettre une stabilisation politique dans la France de l’après 1789
1.2. La
création du « Code Civil » : faire entrer les principes de
liberté et d’égalité dans le quotidien des Français
1.3. La
reconnaissance de la liberté religieuse mais la prééminence de la religion
catholique : la volonté de concilier chez Bonaparte héritage de 1789 et
tradition révolutionnaire
1.4. « Les
masses de granite » : faire entrer la France dans la modernité d’après
la rupture révolutionnaire (institution des préfets, réformes des lycées et de
l’université, création du Franc germinal et de la banque de France…)
2. De Bonaparte à Napoléon : une
dérive monarchique
2.1. Le
Consulat : un régime fortement dominé par le pouvoir exécutif et qui est
en rupture avec l’affirmation de pouvoirs législatifs dominants sous les
régimes précédents
2.2. La
fondation de l’empire : la restauration d’un pouvoir de nature monarchique
2.3. Un
pouvoir policier et aux attitudes en contradiction avec le principe de liberté
d’expression
2.4. La
création de nouvelles catégories sociales distinguées des autres : la
naissance d’une noblesse d’empire
Sujet
2.
La révolution française et l’empire : une révolution
des droits, de l’organisation des pouvoirs, du fonctionnement de l’Etat
Ce
sujet demandait ici à faire un bilan des profonds renouveaux qu’avait connu le
pays durant la période révolutionnaire, tant en ce qui concerne son
organisation politique que pour ce qui relevait de son organisation sociale. La
problématique pouvait s’articuler autour de l’idée de rupture complète avec les
idées de monarchie absolue, d’inégalité sociale et de maintien des
particularismes locaux propres à l’Ancien Régime. En outre, ce sujet était très
proche de la troisième partie du cours sur la période révolutionnaire.
1. Une
révolution des Droits
1.1. La
rupture de 1789 : fin des privilèges et affirmation des principes d’égalité
juridique des citoyens et de liberté des individus
1.2. Le
moment 1793 et la reconnaissance théorique de certains droits sociaux
1.3. La
synthèse bonapartiste avec la création du Code civil
2. Quelle
organisation des pouvoirs en France après 1789 : la difficile recherche d’un
régime aux pouvoirs séparés
2.1. La
monarchie constitutionnelle de 1791 : un premier régime constitutionnel
français censitaire et qui n’évite pas les blocages entre pouvoirs exécutif et législatif
2.2. Le
Directoire : un régime censitaire largement dominé par le pouvoir
législatif
2.3. Le
Consulat : un législatif muselé par la toute puissance d’un exécutif
dominé par le Premier Consul
3. Un Etat réorganisé
3.1. La
volonté d’uniformisation administrative dès les débuts de la période
révolutionnaire : création des départements, harmonisation fiscale,
judiciaire…
3.2. Les
renouveaux de l’époque du Directoire en matière scolaire, d’harmonisation des
poids et mesures…
3.3. Les « masses
de granite » de l’époque bonapartiste.
01 mai 2009
Terminale S, sujets Etats Unis, éléments de coorection
Evaluation, classe de Terminale
S
Géographie : les Etats
Unis, éléments de correction
COMPOSITION :
La façade atlantique des Etats Unis d’Amérique est-elle le centre de la
puissance de ce pays ?
Sujet classique et large sur la façade
atlantique, cette composition amenait à s’interroger sur les dynamiques propres
à cette façade lui permettant d’affirmer un rôle de commandement à l’échelle
des Etats Unis mais également au-delà, mais aussi de s’interroger sur les
limites de cette puissance, tant en ce qui concerne les limites internes qu’externes
avec l’affirmation d’autres ensembles régionaux concurrents.
1. Une espace ouvert sur le monde et l’Amérique aux
activités en constant renouveau
-Une porte d’entrée sur le territoire américain : la
puissance des infrastructures logistiques
-Des activités agricoles, industrielles et touristiques
en profonds renouveaux
-La concentration des activités de commandement,
d’innovation et l’affirmation de métropoles de commandement
2. Des complémentarités nouvelles entre les différents
espaces de la façade
-La Megalopolis : le centre des Etats Unis et un
centre du monde
-Les renouveaux de la région des Grands Lacs en liaison
avec l’ouverture vers le Canada
-de la Metrolina au Texas, l’affirmation des Suds
3. Les limites à l’affirmation de la puissance de la façade
atlantique
-les conséquences des mutations industrielles : des
défis sociaux importants liés au phénomène de Rust Belt et développement
d’emplois précaires avec les « sweat shops »
-des métropoles de plus en plus inégalitaires
-l’affirmation de la façade pacifique : une façade
atlantique territorialement concurrencée ?
ETUDE
D’ENSEMBLE DOCUMENTAIRE En quoi les métropoles américaines et leurs
transformations sont au centre de la puissance et des Etats-Unis et de ses
limites ?
Armature pour une
réponse finale
- Les métropoles américaines :
les moyens d’un rayonnement mondial
Des
centres de commandement mondiaux (sièges de grandes entreprises, sièges
d’institutions internationales et nationales au rôle mondial, puissance des
technopoles)
Des
spécificités selon les métropoles (des capitales économiques, politiques,
culturelles différenciées)
Une
organisation géographique traduisant la multiplication des fonctions (CBD,
développement de technopoles, infrastructures logistiques…)
- Des métropoles
ouvertes sur l’Amérique et le monde
Des
localisations qui favorisent un rayonnement mondial (mégalopole atlantique,
essor des métropoles pacifiques…)
Des
liaisons multiples avec l’Amérique et le monde (insertion dans les réseaux
terrestres, et aériens)
- Des métropoles
dont les évolutions sont aussi des limites à la puissance
3.1.Une
concentration des fonctions de direction parfois au détriment des activités de
production (et crise sociale)
3.2.
Une concurrence accrue entre métropoles à l’intérieur du territoire américain
(des villes victimes d’autres villes)
3.3.
La métropole américaine ou le constat d’échec du Melting Pot
01 mars 2009
corrigé Asie Orientale T2L - T4ES
Eléments
de correction, étude d’ensemble documentaire, terminale L/ES
Les
espaces de la puissance en Asie Orientale
Ce sujet,
était avant tout une réflexion sur les lieux, les pôles de création de la
puissance de l’Asie Orientale. En d’autres termes il fallait toujours avoir un
souci de localiser son information. Les longs développements sur les stratégies
de développement en Asie Orientale, les FTN de cette région du monde… s’ils
n’étaient pas associés à une approche localisée, concrète du sujet, n’avaient
donc guère leur place ici.
Réponses aux questions.
Q1. : On
pouvait regrouper les documents en trois catégories selon leur échelle. Les
doc. 2 et 5 étaient à l’échelle de l’Asie orientale dans son ensemble. Le doc.
3, à l’échelle de la seule Chine, permettait lui d’envisager les déséquilibres
territoriaux à l’échelle d’un Etat. Les doc. 1 et 4 étaient eux à l’échelle
locale, celles de deux pôles de puissance majeurs. L’intérêt de cette approche
multi-scalaire était donc de pouvoir envisager ces espaces de puissance dans
leur localisation en Asie orientale, et dans leur ouverture sur le reste du
monde, mais aussi de pouvoir envisager à très grande échelle, ce qui les
caractérisait dans leur paysage, leur aménagement du territoire, leurs
activités concrètes.
Q2. : Les doc.
5, 4 et 3 étaient les plus importants pour envisager les échanges de cette aire
de puissance asiatique (on pouvait toutefois glaner des info dans le doc. 1).
L’importance des trafics, dépassant souvent les 50 ou 100 millions de tonnes
pour un seul et même port, mais aussi de certaines zones, en particulier la
mégalopole japonaise, mais aussi Singapour étaient à mettre en évidence avec le
Doc. 5. Le Doc. 3 permettait de mettre en évidence que ces échanges étaient
aussi constitués d’investissements de pays occidentaux, ici sur le littoral
chinois. Le Doc. 4, lui permettait de mettre en relief l’importance des trafics
de conteneurs en Asie Orientale.
Q.3. : les
déséquilibres spatiaux étaient tout d’abord à envisager à très petite échelle,
entre Etats d’Asie Orientale, le Japon apparaissait ainsi bien plus fortuné que
les Dragons d’Asie, eux-mêmes mieux lotis que la Chine. A plus grande échelle,
et c’était ici l’intérêt de l’analyse à mener dans le cas chinois, des
déséquilibres forts apparaissaient entre zones littorales (avec ces zones
franches… on attendait qu’elles soient présentées et définies) et espaces plus
intérieurs (ces éléments avaient au demeurant été largement abordés en cours).
Q.4. :
Il s’agissait de reprendre à partir du cas de Tokyo les informations données en
cours sur les aménagements des littoraux (importance des voies de
communication, multiplication terres pleins littoraux aux usages industriels
majoritairement mais aussi, pour certains récréatifs, activités de production
plus légères se localisant elles plus en retrait…)
Q.5. : Cité
littorale, Singapour apparaît ici comme devant son dynamisme à la mer. Pôle
majeur d’échanges, ce dont témoignent les infrastructures et aménagements
portuaires, elle apparaît aussi comme un centre d’affaires, avec le CBD en
arrière plan. Ce paysage témoigne de la littoralisation en Asie Orientale
Réponse
finale
Le raisonnement
dans cette réponse finale pouvait s’articuler autour des trois échelles
d’analyse qui apparaissaient dans le dossier documentaire.
A l’échelle de
l’Asie orientale, on pouvait noter les fortes distorsions existant entre Etats,
certains apparaissant autrement plus puissants que d’autres, distorsions
pouvant s’expliquer par l’entrée décalée dans le temps de ces Etats dans la
dynamique des échanges internationaux. Les distorsions sont aussi visibles à
cette échelle entre les territoires ouverts sur les grandes routes maritimes et
disposant de puissantes façades maritimes et les autres.
De façon générale,
à plus grande échelle, celle des Etats, de forts déséquilibres apparaissent
entre les zones littorales et les autres, ces dernières voyant se multiplier,
comme dans le cas chinois, les zones franches et attirant les investissements
étrangers (cf. cours et doc. 3). Elles sont, en général les principales zones
de production en Asie orientale. On pouvait avec profit enrichir sa
démonstration par l’évocation de la mégalopole japonaise qui est, elle, un
centre d’impulsion mondial.
Enfin, à
l’échelle locale, ces espaces de la puissance en Asie orientale apparaissent
caractérisés par des aménagements et des activités spécifiques (terres pleins,
multiplication d’activités industrielles… mais aussi pôles d’affaires, CBD non
loin de ces pôles de production…). C’est ici qu’il fallait reprendre les
informations sur Tokyo et Singapour, à compléter par ce qui a été fait en cours sur le sujet…
27 janvier 2009
correction épreuve type bac, classe de T7S
Entraînement
au baccalauréat - Classes de Terminales 7S
Année scolaire
2008-2009 – Eléments de correction de la première partie
Les empires coloniaux
européens à la veille de la seconde guerre mondiale
Introduction : Sujet tableau, ce
sujet appelait à dresser un tableau de la situation des colonies européennes à
la veille de la seconde guerre mondiale. A bien des égards, ce tableau devait
être présenté sous l’angle du paradoxe. Jamais l’étendue de la domination
coloniale n’a été aussi forte qu’à ce moment là, jamais non plus les colonies
ne virent leur économie, leur société aussi vigoureusement mises à contribution
par les métropoles. Mais c’est pourtant aussi à la veille de cette seconde
guerre mondiale que des mouvements contestataires de la domination coloniale
sont devenus susceptibles de menacer l’édifice de la colonisation. On pouvait
donc se demander en quoi le système colonial qui atteint alors son apogée avait
pu donner naissance à ces mouvements susceptibles de le faire chuter.
- Les
Européens dominent 40% des terres émergées
1.1.
Des empires sur tous les continents ; les empires français et britannique
sont les plus importants
1.2.
Une conquête qui s’est faite à partir du 16e siècle, mais qui a
connu un fort renouveau à partir du milieu du 19e siècle
1.3. Des statuts
territoriaux (départements, protectorats, colonies…) et des modes
d’administration divers (assimilation, association)
- Le
système colonial
2.1. Une mise en valeur partielle des territoires au
service de la métropole (création
de villes souvent littorales, essor du chemin de fer, développement de
plantations…)
2.2.
L’échange inégal : des échanges entre métropole et colonies dissymétriques
et croissants avec le temps dans le cadre de la préférence coloniale
2.3. Les populations colonisées : des statuts de
dominés, des conditions de vie bouleversées par la colonisation, un effort
d’éducation réel mais limité
- Des
systèmes coloniaux contestés
3.1.
Des peuples colonisés qui ont été impliqués dans le premier conflit mondial
3.2.
Les premières revendications : volonté de reconnaissance culturelle des colonies,
la progressive émergence de mouvements indépendantistes, des modalités d’action
de ces mouvements diverses
3.3.
Des colons qui ont peu tenu compte de ces revendications dans l’évolution de
l’organisation des colonies, et des mouvements revendicatifs pour l’heure
rejetés.
Sujet
2 : composition
Le modèle américain
et son influence dans le monde,
de la fin de la
seconde guerre mondiale jusqu’au milieu des années 1970
Ce sujet demandait tout à la fois de prendre
en compte certains aspects du fonctionnement intérieur du modèle américain mais
aussi d’évoquer certains éléments de l’implication internationale américaine.
Pour autant il ne s’agissait pas d’un sujet centré sur les relations
internationales. Ce sujet demandait à s’interroger sur ce qui pouvait
donner aux Etats Unis un rôle de modèle
pour le reste du monde, mais aussi sur les limites qu’il pouvait rencontrer.
1. Un
modèle de liberté
1.1. Les
fondements : une société qui se veut une société de libertés, héritière de
la philosophie des Lumières
1.2. Une
démocratie qui fonctionne
1.3. The American way of life :
la prospérité matérielle au cœur du rêve américain
2. Quelle
affirmation mondiale des Etats Unis ?
2.1. La
volonté d’étendre l’influence américaine dans le monde au lendemain de la
seconde guerre mondiale et dans un contexte de guerre froide
2.2. La
construction d’un bloc occidental sous direction américaine : une influence
économique et une construction politique et militaire
2.3. Une
implication dans les crises de la guerre froide qui permet de réaffirmer les
valeurs du modèle américain
2.4. Au
terme de la guerre froide : un modèle victorieux
3. Les
limites d’un modèle
3.1. Les
limites intérieures : question noire, violences politiques, inégalités
sociales
3.2. A
l’intérieur du camp occidental : contestation politique venant de la
France et remises en cause économiques dans les années 1960 et au début des
années 1970
3.3. Une
influence limitée dans le cadre de la guerre froide : à l’heure de la
Détente les Etats Unis reconnaissent l’existence de deux mondes
3.4. Des
engagements extérieurs qui écornent l’image d’un modèle humaniste :
l’implication des EU en Amérique latine et dans la guerre du Vietnam
Sujet 3 : En quoi les années 1970 constituent un
temps de remise en cause de l’ordre mondial ?
Première partie :
Q.1.
Présentation du monde en trois ensembles mais pas les trois ensembles traditionnels
ici : Deng Xiaoping associe en effet les deux superpuissances dans un même
groupe, tandis que les pays développés appartenant à chacun des blocs en
forment un autre, et le Tiers Monde le dernier
Q.
2. Il est à noter ici l’expansionnisme soviétique avec le doc. 3 (implantations
en Afrique avec la décolonisation des dernières colonies portugaises,
intervention en Afghanistan…). De même reprise de la course aux armements… mais
URSS paraissant bien plus engagée alors dans cette course. On passe donc de la
Détente à la guerre fraîche
Q.
3. Doc. 4 permettant de mettre en évidence l’émergence d’un Etat islamique
(notion à définir) dans le monde, ici violemment anti-occidental
Q.
4. Années 1970 étant un affaiblissement extérieur avec l’échec au Vietnam mais aussi
intérieur (crise économique, politique mais aussi morale avec la perte de
confiance dans le système politique –il faut ici expliquer ce qu’est le
Watergate- la « mauvaise conscience » américaine à la suite de la
guerre du Vietnam…)
Q.
5. On peut ici évoquer la multiplication des foyers de tension au Sud de la
planète (ex. au Moyen Orient), les transformations du cadre économique
planétaire, mais aussi la dégradation économique et sociale intérieure à
l’URSS.
Seconde
partie
- Deux grandes
puissances en crise ?
1.1. Le malaise américain
dans les années 1970
1.2. L’immobilisme
soviétique
- De la Détente à
la guerre fraîche
2.1. Jusqu’en 1975 : le temps de la
Détente
L’expansionnisme
soviétique, manifestation de la guerre fraîche
La
reprise de la course aux armements
- Des brasiers
nouveaux et incontrôlés au Sud
3.1. Des revendications multiples qui
remettent en cause l’ordre bipolaire (cf. ici le texte de Deng Xiaoping, on
pouvait aussi rappeler la revendication pour un NOEI (conférence d’Alger de
1973)…)
Des
foyers nouveaux de tensions mal contrôlés par les deux grands (ex. Iran, pb. du
Proche Orient…)
L’éclatement
du Tiers Monde, ou le nouveau désordre mondial
16 décembre 2008
correction bac blanc TES
Sujet
1 : composition
Le
modèle soviétique et son influence dans le monde de 1945 à 1991
Sujet classique, ce sujet devait
permettre de s’interroger sur les origines de l’intérêt suscité par ce modèle
dans le monde depuis 1945, mais aussi sur l’influence qu’il a pu exercer sur
une aire d’influence plus ou moins proche. En outre, les bornes chronologiques
du sujet allant jusqu’à la fin de l’URSS en 1991, il fallait aussi envisager
les limites de ce modèles et les contestations dont il pouvait faire l’objet.
1. Les
fondements du modèle soviétique
1.1. La volonté de construire une
société d’égaux
1.2. Un pays dirigé par un parti
unique… et parfois par un chef unique
1.3. Une économie étatisée, planifiée…
et caractérisée par la prééminence des productions militaires et d’industrie
lourde.
2. Moyens
et formes d’une influence planétaire
2.1. Une influence idéologique à
travers les différents partis communistes du monde coordonnés depuis Moscou
2.2. La construction du Bloc de l’Est
en Europe et en Asie à la fin des années 1940
2.3. Un expansionnisme soviétique
jamais démenti jusqu’à la fin des années 1970 (alliance avec Cuba, expansion en
Afrique dans les années 1970, intervention en Afghanistan à partir de 1979…)
3. Les
limites de l’affirmation du modèle soviétique et de son influence
3.1. Les limites internes : un
Etat policier et parfois terroriste, une économie offrant une certaine
médiocrité de niveau de vie.
3.2. Les limites à l’intérieur de l’aire
d’influence : contestation du « Grand Frère » en Europe de l’Est,
difficiles relations sino-soviétiques
3.3. Les limites externes : la
volonté de containment américaine et
la propagande anti-soviétique.
Sujet
2 : composition
L’Europe
dans les relations Est Ouest (1947-1989)
En quoi l’Europe apparaît comme un miroir des rapports entre les deux grands ? Peut-on dire que les Européens se sont contentés de subir la « loi » des Deux Grands ?
- Pourquoi
l’Europe est devenue un enjeu de la rivalité des deux grands ?
Une Europe affaiblie face à deux Grands surpuissants
-l’affaiblissement économique et politique
-les deux
Grands contrôlent l’Europe
Une Europe aux frontières redéfinies après les accords de
Yalta
-des
transformations de frontières prouvant la toute puissance des deux Grands
-le cas
particulier de l’Allemagne
Une progressive montée des tensions en Europe en 1945 et
1946
-le
refroidissement des relations entre les deux Grands après Postdam, les
questions de la reconstruction allemande et des élections en Europe centrale
-Churchill annonce au monde la naissance d’un « rideau de fer » en Europe dès 1946
- L’Europe
au centre des tensions entre les deux Grands (1947-1989)
Le temps des crises
-le
blocus de Berlin ou la première crise Allemande
-l’édification
du Mur de Berlin symbole d’une Allemagne
et d’une Europe coupées en deux
Deux Europe
-A
l’Ouest, aide économique américaine et création de l’OECE, formation de l’OTAN
-A l’Est, la naissance sous pression soviétique des démocraties populaires, la formation du CAEM et du Pacte de Varsovie
De la Détente à la crise des Euromissiles : un Europe qui enregistre les évolutions des tensions entre Est et Ouest
-Une acceptation de l’ordre bipolaire mais une volonté d’un plus grand respect des droits de l’homme : l’Europe à l’heure de la conférence d’Helsinki
-la bataille des euromissiles : dernier soubresaut de la guerre froide en Europe
- Des
Européens entre désir de dépasser la rivalité des deux grands et
acceptation de l’ordre bipolaire (1962-1989)
Deux pays d’Europe de l’Ouest désireux de retrouver une place autonome dans les relations internationales
-L’hégémonie américaine contestée, l’allié occidental
accepté : la France à l’heure du général de Gaulle
-Une volonté de renouer le contact entre les Deux Europe au temps de la Détente : l’Ostpolitik de W. Brandt
La contestation du Grand Frère à l’Est : une
Europe qui rejette de l’intérieur l’ordre bipolaire
-l’arrière
plan : Budapest (1956)
-le « printemps de Prague » (1968)
-la
Pologne des années 1970 à 1980
L’Europe et la fin de la guerre froide
-l’effet Gorbatchev : le desserrement de la tutelle soviétique sur l’Europe de l’Est
-la
fin des démocraties populaires
Sujet
3 : étude d’ensemble documentaire
La
décolonisation de l’Algérie française : une décolonisation arrachée.
Première
partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions
suivantes
- Quels éléments permettent
de dire qu’il existe un attachement particulier des Français pour
l’Algérie dans les années 1950 (documents 1 et 3) ?
Dans le document 1, l’auteur
Affirme qu’il ne saurait être question d’un Etat musulman en Algérie, de même
le million de Français installés en Algérie apparaissent comme la force
principale du développement de ce territoire. Dans le Document 3, l’auteur
insiste sur l’ancienneté de l’implantation de Français en Algérie (dès les
années 1830). Il rappelle aussi le rôle de militaires d’Algérie dans la Libération
et l’évocation du défilé militaire sur les Champs Elysées a pour rôle de
manifester, aux yeux de cet auteur, l’appartenance de l’Algérie à la France et
à son histoire.
- Que veulent mettre en
évidence les auteurs du document 2 et quelles hypothèses peut-on
formuler quant à leur opinion sur le conflit algérien ?
Il y a sur cette Une de journal
une mise en évidence de la violence en Algérie (à détailler). Mais ici,
systématiquement cette violence est attribuée aux « rebelles algériens »,
c’est-à-dire les indépendantistes : l’objectif des auteurs est de montrer
la « sauvagerie », la « barbarie » de ces rebelles : a priori ce journal n’est guère
favorable à l’idée d’indépendance algérienne.
- Quelles sont les fonctions
du général de Gaulle au moment où est réalisé cet entretien ? Quelles
évolutions sont à noter entre l’attitude de Guy Mollet et celle de Charles
de Gaulle face à la question algérienne (doc. 1 et 4) ?
En décembre 1959, de Gaulle est
président de la cinquième république depuis près d’un an. Il admet ici l’idée d’autodétermination
de l’Algérie, reconnaissant que la volonté
de francisation de l’Algérie est un échec, admettant même que malgré les succès
de l’armée sur le terrain algérien, les populations musulmanes du pays semblent
hostiles à la perpétuation, en l’état, de la domination française. Par rapport
à Guy Mollet qui concevait certes des réformes mais ne pouvait envisager d’autres
solutions qu’une Algérie française, l’évolution est donc sensible.
- En quoi le document 5
témoigne d’une violence restée présente jusqu’au terme du conflit en
Algérie ?
Cette affiche de l’OAS de 1961
témoigne d’une volonté de garder l’Algérie française, au besoin par les armes
(symbole de l’épée). Cette volonté doit s’affirmer contre les partisans d’une
Algérie algérienne (symbole du croissant brisé) mais aussi contre de Gaulle et
les gaullistes qui ont accepté l’indépendance (symbole de la crois de Lorraine
brisée).
- Quelles critiques peuvent être formulées
au sujet de la composition de ce dossier documentaire ?
Ce dossier ne permet d’aborder
que le conflit algérien proprement dit, sans s’interroger sur ses origines. De
plus, et surtout, seuls des documents provenant auteurs français et/ou
partisans de l’Algérie française composent ce dossier.
Deuxième partie : à l’aide des réponses aux questions, des
informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une
réponse organisée au sujet :
La réponse finale
devait permettre d’aborder le problème de la décolonisation de l’Algérie en la
replaçant dans l’étude du phénomène de décolonisation en général, et en
montrant tout ce qu’une décolonisation arrachée pouvait avoir de déstabilisant
pour la colonie proprement dite avec le développement d’une guerre, mais aussi
pour la métropole, puisqu’ici la France allait subir une crise politique
majeure avec cette décolonisation.
Il fallait d’une
part rappeler la particularité de la colonie algérienne en évoquant l’importance
du peuplement d’origine européenne (colonie de peuplement) ici, mais aussi les
inégalités multiples, économiques et sociales mais aussi politiques, qui
existaient entre les communautés européennes et musulmanes (cf. cours).
Dans un second
temps la première phase du conflit, jusqu’en 1958, méritait d’être abordée. Il
s’agissait de mettre en évidence la réalité d’une vraie guerre mobilisant des
forces nombreuses venant des deux côtés de la Méditerranée, et, dans le même
temps, la difficulté pour les autorités françaises à trouver une issue politique
au conflit.
Dans un troisième
temps, c’est la crise de Mai 1958 et le chute d’une république qui devaient
être évoquées, ainsi que la progressive acceptation par la France de l’indépendance
algérienne. Cette indépendance progressive ne signifiait au demeurant pas la
fin du conflit, avec en particulier la permanence d’intransigeants partisans de
l’Algérie française qui allaient jusqu’au bout affirmer leur opinion, et faire
qu’en retour les nouveaux responsables de l’Algérie indépendante, refuseraient
toute présence française en Algérie.
Correction évaluation T2L mondialisation, développement
Sujet
1 : composition
Le rôle des
grands centres d’impulsion dans l’espace mondialisé
La problématique de ce sujet pouvait s’articuler autour de l’idée
que quelques grands centres d’impulsion, du fait d’outils multiples à leur
disposition, étaient capables d’organiser l’espace mondial, le plus souvent à
leur profit…
1. Des centres qui ont la capacité de structurer l’espace mondial
1.1. Des
métropoles et des mégalopoles qui constituent les grands centres d’impulsion
planétaires
1.2. La
concentration des grandes places financières, des sièges sociaux de grandes FTN
planétaires et des capacités d’innovation
1.3. Les foyers
de domination géopolitiques (grandes capitales politiques influentes, sièges
des grands organismes internationaux)
2. Des flux organisés par les grands centres d’impulsion
2.1. Des flux de
marchandises et de services concentrés entre quelques grands pôles planétaires
2.2. Des flux
financiers, éventuellement spéculatifs, qui restent très majoritairement
concentrés entre quelques grands centres d’impulsion
2.3. L’effet en
retour : des flux migratoires majoritairement orientés Sud à Nord et aujourd’hui à l’heure du
brain drain.
3. Une influence différenciée à toutes les échelles
3.1. A l’échelle
des territoires proches : des métropoles qui attirent les personnels les
plus qualifiés et qui commandent des délocalisations.
3.2. La mise en
réseau du monde : des centres d’impulsion qui organisent le développement
de territoires ateliers d’abord en Asie de l’Est, puis en Amérique latine, et
sur les rives Sud et Est de la Méditerranée.
3.3. Des centres
d’impulsion qui sont à l’origine de la mise à l’écart de certaines parties du
monde du fait de l’absence d’investissement dans ces zones (Afrique
intertropicale, Asie centrale, intérieur amazonien)
Sujet
2 : étude d’ensemble documentaire
Un Sud ? Des Sud ?
Première
partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions
suivantes
- Quels grands ensembles de
l’espace chinois le document 1 permet-il de dégager ?
A l’aide de ce document il était possible de dégager 3 grands
ensembles, un Chine littorale relativement riche, une bande de richesse moyenne
jouxtant la partie littorale de la Chine, une Chine de l’Ouest enfin, bien
moins développée.
- Quels grands contrastes et
quels éléments d’explication les documents 2 et 4 suggèrent-ils concernant
l’Afrique ?
Des niveaux de développement moyens peuvent être notés au Nord et
au Sud de l’Afrique, en revanche la partie centrale est caractérisée par des
niveaux de développement faibles (IDH < 0,512). Cette Afrique intertropicale
voit se développer malnutrition et sous-nutrition.
La multiplication des conflits, qu’ils soient civils ou entre Etats,
entrainant une multiplication des flux de réfugiés, sont une conséquence de
cette faiblesse de développement, en même temps qu’une cause.
- En quoi le document 4
permet-il de caractériser le Sud ?
Le document 4 est une carte de l’IDH dans le monde (il fallait ici
définir ce qu’est cet indicateur). Le Sud se distingue ici du Nord par ses
niveaux d’IDH plus faibles (à chiffrer à partir du doc., et à localiser). Toutefois
il est à noter certains Etats dont le classement entre Nord et Sud est parfois
à discuter : c’est par exemple le cas pour l’Argentine dont l’IDH est
comparable à ceux des pays du Nord, mais aussi du Brésil, dont l’IDH est
comparable à celui de la Russie.
- A l’aide des documents 3 et
4 distinguez différentes catégories de pays du Sud.
A l’aide de ces deux documents des Sud très divers apparaissent,
certains pays disposent d’un IDH relativement élevé, d’une richesse par
habitant moyenne, d’une natalité modérée et d’une ouverture sur l’espace
mondialisé réelle (via Internet ici), c’est le cas par exemple du Mexique, de l’Afrique
du Sud ou encore du Brésil. Dans ces Etats le secteur primaire a une place
relativement mesurée dans la vie économique, ce qui témoigne d’activités de
production diversifiées. A l’inverse, d’autres Etats comme le Bangladesh ou le
Kenya sont caractérisés par un IDH assez faible, une grande pauvreté, une forte
prééminence agricole, un accès internet
très faible et une natalité forte témoignant d’une transition démographique
très loin d’être achevée (concept à définir). Entre ces deux pôles il est à
noter différentes situations intermédiaires, certaines étant particulièrement
notables, ainsi celle de la Chine dont le développement littoral ne doit pas
faire oublier le faible développement des régions intérieures…
- Quelle échelle géographique
importante pour comprendre le sujet ne figure pas dans cet ensemble
documentaire ?
Le dossier documentaire permet d’envisager la question du développement
des Sud à l’échelle de la planète, à l’échelle d’un continent (ici l’Afrique),
mais aussi à l’échelle d’un Etat (la Chine). En revanche il manque l’échelle
locale et l’étude d’une grande ville du Sud pour aborder le problème de la
diversité des Sud.
Deuxième partie : à l’aide des réponses aux questions, des
informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une
réponse organisée au sujet :
Un Sud ? Des
Sud ?
La
réponse finale concernant ce sujet, devait mettre en évidence la diversité des
Sud et, compte-tenu, de la logique du dossier documentaire, des questions
demandant de s’interroger sur la différenciation des échelles, il était
bienvenu de montrer l’existence d’inégalités de développement des Suds à toutes
les échelles.
De
ce fait, on pouvait dans un premier temps faire état d’une typologie des Sud à
l’échelle planétaire en mettant en évidence l’existence de pays émergents
(parfois puissances régionales), à l’inverse de Pays les Moins Avancés,
cumulant de très nombreuses difficultés, et enfin de pays en situation
intermédiaire. La construction de cette typologie pouvait s’appuyer sur celle
vue en classe et sur les doc. 3 et 4 du dossier.
Dans
un second temps, des inégalités à plus grande échelle pouvaient être évoquées,
en mettant tout particulièrement en évidence de grands contrastes régionaux à l’échelle
d’un Etat du Sud (ici la Chine, mais on pouvait aussi prendre l’exemple du
Brésil), mais en évoquant aussi les contrastes à très grande échelle (cf.
cours).
30 novembre 2008
Epreuve blanche histoire géographie TL
Epreuve blanche du
baccalauréat, Histoire et Géographie, classe de Terminale L
Lycée Chaptal –
Mende, année scolaire 2008-2009
Première
partie : histoire
Sujet
1 : composition
Le monde au lendemain de la
seconde guerre mondiale
(voir
cours)
Sujet
2 : composition
L’Allemagne dans les relations
Est Ouest (1947-1990)
Sujet très
classique, cette composition pouvait avoir une problématique articulée autour
de l’idée d’une Allemagne symbole de la rivalité Est Ouest, de son inégale
intensité, et des diverses formes qu’elle avait pu prendre durant plus de
quarante ans. On pouvait aussi se demander si cette Allemagne avait toujours
subi la rivalité des deux Grands, n’avait en quelque sorte été que le
spectateur impuissant de son propre destin, ou bien si, périodiquement, elle
n’avait pu affirmer sa propre voix et modifier quelque peu la donne dans les
relations Est/Ouest.
- Une nation enjeu
de la guerre froide (1945-1949)
L’Allemagne : un territoire réduit, occupé et à la capitale sous surveillance en 1945
L’affirmation de la rivalité Est Ouest en Allemagne : aide économique et unification de trois zones à l’Ouest, démantèlement économique à l’Est
La première crise de Berlin : première crise de la guerre froide
- Deux Etats qui
s’ignorent (1949-1969)
La création des deux Allemagne et leur intégration dans deux Blocs opposés
Deux Etats, deux systèmes politiques… et une fuite des Allemande de l’Est vers l’Ouest via Berlin
La seconde crise de Berlin et l’édification du mur : Berlin symbole de la Guerre Froide
- D’un
rétablissement du dialogue à la réunification (1969-1990)
A l’heure de la Détente, l’Allemagne retrouve une certaine autonomie dans les relations internationales : l’Ostpolitik de W. Brandt
Avec la crise des Euromissiles, l’Allemagne à nouveau au centre de la tension Est/Ouest au temps de la guerre fraîche
La chute du Mur puis la réunification annoncent la fin de « l’empire soviétique ».
Sujet
3 : étude d’ensemble documentaire
L’influence
du modèle soviétique et de l’URSS dans le monde de 1945 à 1991
Première
partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions
suivantes
- Quels sont les outils de
diffusion de l’influence soviétique dans le monde (doc. 1, 2 et 5) ?
Les outils de diffusion de l’influence
soviétique sont tout d’abord constitués de discours et d’œuvres de propagande
(doc. 1 et 2) visant à rappeler les fondements idéologiques du modèle mais
aussi à donner une image idyllique de l’URSS. Le rôle des partis communistes,
un peu partout dans le monde, et y compris dans certains pays du bloc
occidental comme la France, est fondamental dans la diffusion de cette image de
l’URSS. Ensuite, l’influence soviétique se manifeste par le déploiement de
forces armées et une présence militaire planétaire (en Asie mais aussi en
Afrique) de façon directe, mais aussi grâce à l’action de pays alliés
intervenant sur différents théâtres d’opération (forces cubaines en Angola par
exemple)
- Quelle vision de l’URSS
rapporte l’auteur du document 2 ? En quoi la première phrase de ce texte
est surprenante ?
Apparait ici une vision
idyllique de l’URSS. Pays de prospérité partagée de façon égale par tous, l’URSS
est aussi un pays où existe une politique culturelle ambitieuse, concernant de
larges pans de la population.
Ce texte est cependant un texte
de propagande d’un député communiste d’une fiabilité très discutable, tout d’abord
parce qu’il évoque des paysans venant faire différents achats en plein cœur de
la capitale, Moscou, ensuite parce qu’il évoque un luxe à portée de tous, cette
idée de luxe allant quelque peu en contradiction avec l’idéal égalitaire
communiste…
- En quoi peut-on dire que
l’influence du modèle soviétique s’étend au-delà de l’influence de l’URSS
(documents 2 et 4) ?
Si la sphère d’influence de l’URSS
correspond aux pays alliés à elle mais parfois aussi contrôlés par elle, d’autres
pays où existent une influence des principes idéologiques mais aussi des modes
de développement soviétique sont eux
influencés par le modèle soviétique mais sans avoir de liens étroits avec la
puissance soviétique en tant que telle.
Cette influence peut être
idéologique (doc. 2) et présenter le modèle soviétique comme un « pays
idéal », mais aussi toucher plus directement à l’organisation économique de
certains Etats. Ainsi, le modèle soviétique de planification de l’activité, d’attention
privilégiée au développement de l’industrie lourde, a-t-il une forte influence
dans les pays du Tiers Monde (ainsi en Inde ou en Egypte ici)
- Quel est l’intérêt du document
3 par rapport au sujet ?
Le document 3 est une affiche du
Printemps de Prague de 1968, représentant un soldat soviétique brutalisant une
petite fille. Cette affiche traduit ici le rejet de l’influence soviétique dans
un pays pourtant soumis à l’URSS depuis la fin de la seconde guerre mondiale,
mais aussi la répression exercée par l’URSS en cas de contestation de son
influence dans un pays proche d’elle…
- En quoi peut-on parler d’expansionnisme
soviétique dans les années 1970 (doc. 5) ?
Les années 1970 marquent un
renouveau de l’influence soviétique dans le monde. A côté des pays
traditionnellement caractérisés par la tutelle soviétique, de nouveaux alliés
apparaissent en Afrique (ainsi la Lybie ou l’Algérie, ainsi que certains pays
qui adoptent un fonctionnement comparable à celui de l’URSS (Angola ou
Mozambique). En Asie, l’influence soviétique est renouvelée avec tout d’abord l’alliance
avec le Vietnam en Asie du Sud Est, mais aussi l’émergence d’un régime
communiste (au demeurant contesté) en Afghanistan en Asie centrale.
Deuxième partie : à l’aide des réponses aux questions, des
informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une
réponse organisée au sujet :
L’influence
du modèle soviétique et de l’URSS dans le monde de 1945 à 1991
La réponse finale pouvait s’articuler
autour des trois axes suivants.
-Une
influence idéologique et économique du modèle soviétique qui s’étend à de
larges parties du monde
-le
rôle de la propagande des Partis communistes dans le monde pour étendre l’influence
soviétique
-une
influence d’abord idéologique présentant le modèle soviétique comme un modèle
de société d’égalité et d’opulence
-une
influence plus concrète passant par la diffusion de certains aspects
économiques du modèle
-Une
influence de la puissance soviétique s’étendant d’abord en Europe puis au-delà
-la
construction du bloc de l’Est en Europe dans les années 1940
-le
développement de nouvelles alliances en Asie (Corée du Nord, Chine) et en
Amérique latine (Cuba) jusqu’aux
années 1960
-un
renouveau planétaire de l’influence soviétique dans les années 1970
-Une
influence cependant contestée
-de
l’alliance à la rivalité d’influence : l’évolution des relations entre la
Chine et l’URSS
-la
contestation de l’URSS dans les démocraties populaires d’Europe de l’Est
-le
guêpier afghan dans les années 1980
Seconde
partie : géographie
Voir les
croquis faits en cours.
06 novembre 2008
corrigé T7S: contestation de la domination coloniale et décolonisation
Sujet 1 : composition
Décolonisation et émergence du Tiers Monde.
Sujet classique, ce sujet sur la décolonisation et l’émergence du Tiers Monde amenait à s’interroger sur la réalité de l’émancipation des peuples dépendants. On pouvait se demander si la décolonisation, telle qu’elle avait été menée dès les lendemains de la seconde guerre dans un contexte international somme toute favorable, avait permis une réelle émancipation de ces peuples, et si leur volonté de faire face ensemble à leurs difficultés avec pu aboutir à des résultats tangibles.
1. Pourquoi la décolonisation ?
1.1. Le contexte de 1945 : des puissances européennes affaiblies ; deux Grands et l’ONU favorables aux indépendances.
1.2. L’affirmation de mouvements et de revendications indépendantistes dans les colonies
1.3. Des métropoles, à l’image de la France et du Royaume-Uni, aux attitudes contrastées face aux revendications, et qui évoluent vers une acceptation de l’indépendance
2. Deux vagues de décolonisation et des processus variés.
2.1. Deux vagues de décolonisation : la décolonisation de l’Asie précède celle de l’Afrique
2.2. Un exemple de décolonisation négociée dans une colonie d’exploitation : les Indes britanniques
2.3. Une décolonisation arrachée dans une colonie où vivait une importante communauté d’Européens : la guerre d’indépendance algérienne
3. Quelle affirmation du Tiers Monde ?
3.1. Le Tiers Monde : un ensemble de pays situés sur trois continents, ayant en commun leur vigoureuse croissance démographique et leur mal développement
3.2. L’affirmation d’un mouvement des pays du Tiers Monde : la recherche du non alignement et la revendication pour un Nouvel Ordre Economique International
3.3. Un Tiers monde miné par ses difficultés internes, ses divisions politiques… et des trajectoires de développement divergentes.
Sujet 2 : étude d’ensemble documentaire
Du rejet de la colonisation à l’affirmation du Tiers Monde : le cas de l’Inde.
Première partie : analysez l’ensemble documentaire proposé.
1. Quelles sont les particularités du mouvement indien qui revendique l’indépendance (doc. 1) ?
Mouvement indien revendiquant l’indépendance déjà fort précoce (il se manifeste dès 1920 ici), caractérisé par l’idée que la revendication sera d’autant plus entendue qu’elle sera non violente. Idée de jouer sur les sentiments du colon pour conquérir cette indépendance en évitant le conflit dans lequel chaque camp pourrait s’arc-bouter l’un contre l’autre.
En outre, Gandhi envisage ici ce mouvement dans la durée, l’indépendance doit être selon lui une conquête progressive…
2. Que permettent de mettre en évidence les documents 2 et 3 au sujet de l’attitude britannique face à l’indépendance de l’Inde ?
D’après les documents 2 et 3 attitude britannique vis-à-vis de l’indépendance indienne après la seconde guerre mondiale tout à fait conciliante. Britanniques organisant ici les négociations pour l’indépendance avec les représentants des différentes communautés religieuses (doc. 2). De plus certains organes de presse britanniques acceptent eux aussi l’indépendance, en présentant celle-ci comme un aboutissement somme tout logique de la « mission civilisatrice » menée par les colons (doc. 3).
3. Quelle vision de la colonisation est donnée par le journaliste du Times (doc. 3) ?
Vision de la colonisation très positive ici. Celle-ci est présentée comme une étape nécessaire dans la construction des deux Etats qui succèdent à l’empire des Indes britannique. Colonisation, à travers son œuvre éducatrice, ayant permis la formation d’un nouveau personnel politique, mais aussi de créer des structures et méthodes de gouvernement rénovées. Celles-ci doivent permettre aux deux Etats nouveaux de s’administrer après l’indépendance. En ce sens, héritage britannique qui ne disparait de l’Inde avec les indépendances…
4. Quels documents et quelles informations permettent mettent en évidence les problèmes posés par l’indépendance de l’Inde ?
Les documents 2, 3 et 4 répondent ici la question. Ils mettent en évidence les tensions qui existent entre les communautés hindoues et musulmanes au moment de l’indépendance, l’indépendance se négociant avec des représentants de ces deux communautés (doc. 2). Pour autant la négociation n’empêche pas les affrontements communautaires durant l’année décisive pour l’indépendance, 1947 (doc. 3). Enfin, une fois l’indépendance acquise avec la création de deux Etats nouveaux, l’Union indienne (à majorité indoue) et le Pakistan (à majorité musulmane), importants transferts de populations entre les deux Etats (doc. 4) traduisant la difficulté des membres des deux communautés à « vivre ensemble »…
5. En quoi l’Inde peut sembler avoir eu un rôle majeur dans l’émergence du Tiers Monde (doc. 5) ?
Rôle majeur de l’Inde apparaissant ici à travers la voix de Nehru à Bandoeng, qui est la première conférence où le Tiers Monde a cherché à s’affirmer comme un groupe à part entière dans le monde de la guerre froide. Nehru présente ici quelques aspects majeurs de cette volonté d’affirmation du Tiers Monde qui allaient perdurer. D’une part, est affichée une volonté de solidarité avec tous les peuples désireux de sortir de la colonisation, et en particulier l’Afrique, et une volonté de lutter contre le colonialisme. D’autre part, Nehru affiche une volonté de n’être soumis à l’influence de personne et en particulier d’aucun des deux Grands, ce qui pour lui serait un risque d’être à nouveau soumis à une puissance extérieure. Il y a une volonté de souder les pays du Tiers Monde, non pas contre, mais indépendamment des deux Grands…
Seconde partie : à l’aide des réponses aux questions, des informations extraites des documents et de ses connaissances personnelles, vous rédigerez une réponse organisée au sujet :
La réponse finale pouvait ici s’articuler autour de trois thèmes centraux :
-l’évocation de la contestation de la domination coloniale dès l’entre deux guerres. On pouvait ici présenter qui était Gandhi après avoir rappelé le contexte plus général de l’après première guerre mondiale dans le monde colonial, l’originalité du mouvement indien à travers les campagnes de « désobéissance civile », et le fait que ce mouvement soit rapidement devenu un mouvement de masse.
-la présentation du processus d’indépendance proprement dit après la seconde guerre mondiale. L’impact de la guerre devait être rappelé, de même que l’attitude britannique portée à la négociation en Inde. Le problème majeur de la coexistence de deux communautés religieuses, la partition de l’Inde en deux Etats indépendants dont un séparé en deux entités distantes de 1700 kms, les tensions et conflits communautaires entre hindous et musulmans étaient ensuite à aborder.
Le rôle de l’Inde dans l’affirmation du Tiers Monde à partir de la conférence de Bandoeng. Il fallait ici replacer cette conférence dans son contexte, lorsque s’achève le processus d’indépendance de l’Asie, tandis que celui de l’Afrique n’en est qu’à ses balbutiements. La volonté de solidarité dans la décolonisation, la volonté de former un groupe détaché de l’influence des deux Grands étaient à rappeler. Les prolongements de cette conférence et la naissance du mouvement des non alignés en 1961 lors de la conférence de Belgrade, conférence dont Nehru est l’un des organisateurs, méritaient d’être notés.
21 octobre 2008
corrigé T2L: les Accords de Yalta
Evaluation classe de
T2L, explication d’un document d’histoire
Les Accords de Yalta,
extraits du communiqué final de la conférence de Yalta (4-11 février 1945)
1. Présentez les auteurs de ce texte et le contexte
international dans lequel il a été élaboré. Ces Accords ont-ils été un partage
du monde entre grandes puissances ?
Auteurs du texte :
Staline, premier secrétaire PC soviétique ; Roosevelt, président des Etats
Unis ; Churchill, premier ministre britannique.
Contexte : la
seconde guerre mondiale n’est pas encore finie, et en particulier en Asie les
combats semblent encore devoir durer longtemps entre les EU et le Japon. En outre Europe de l'est dans une large mesure occupée par les forces soviétiques. De ce
fait, EU estimant avoir besoin de l’aide soviétique sur ce front
sont prêts à faire des concessions en matière de demande de territoires aux
soviétiques.
De ce fait les
Accords de Yalta ne sont pas vraiment un partage du monde entre les puissances
mais des Accords qui, pour ce qui concerne les transformations de frontières, traduisent les rapports de force entre Etats Unis, URSS et
Royaume Uni à quelques mois de la fin de la guerre. De plus, et surtout, Accords prévoyant un droit à l'auto-détermination des peuples, en particulier en Europe de l'Est, ce qui est à l'opposé de l'idée de mise ne place de sphères d'influence des deux grands.
2. Présentez
le sort qui est réservé à l’Allemagne dans ces Accords. Les décisions prises à
Yalta ont-elles été appliquées ?
Allemagne devant être
démilitarisée, dénazifiée, mais aussi démocratisée… et occupée par les quatre
puissances considérées comme vainqueurs de la guerre. Ces Accords ont été
appliquées avec la création des différentes zones d’occupation, la réduction de
l’armée allemande à quelques dizaines de milliers d’hommes (forces de police). En
ce qui concerne la dénazification il est à noter la tenue du procès de
Nuremberg à l’occasion duquel est inventée la notion de « crime contre l’humanité ».
12 personnes allaient être condamnées à mort à l’occasion de ce procès.
3. Quels
principes et quels outils pour les faire respecter sont présentés dans ces
Accords ?
Une commission de
contrôle concernant l’Allemagne doit être créée, groupant les quatre puissances
occupantes. De plus, conformément à la volonté de diffuser les droits de l’homme
et de faire respecter le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,
doit être créée une organisation des Nations Unies.
Celle-ci devait
effectivement voir le jour dans la suite de l’année 1945 (Charte de San
Francisco), mais son fonctionnement n’était pas sans entrainer des risques de
blocage de l’organisation (il fallait ici développer sur ce qu’était le Conseil
de Sécurité, l’Assemblée Générale… voir cours)
4. Présentez
les autres points importants des Accords de Yalta qui n’apparaissent pas dans
le document.
Extrait des Accords
de Yalta présenté ici ne disant rien du statut d’occupation de l’Autriche, des
importantes transformations de frontières dans le monde de l’après 1945 concernant
la Russie, la Pologne… voir cours.
19 octobre 2008
corrigé T4ES: Kennedy et le mur de Berlin
Evaluation, classe de
Terminale 4ES, explication d’un document d’histoire
« Ich bin ein
Berliner », « Je suis un Berlinois », extrait du discours
prononcé par le président des Etats Unis d’Amérique, John F. Kennedy, le 26
juin 1963 sur la place de l’Hôtel de ville de Berlin.
- Rappelez quelle est la situation de
l’Allemagne au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Il
fallait ici faire le bilan de la guerre pour l’Allemagne en évoquant
l’importance des pertes humaines (plus de 10% de la population disparue dans la
guerre), matérielles (dette de l’Etat multipliée par 10, ville parfois presque
entièrement inhabitables…), mais aussi certains éléments de rebonds (80% de
l’appareil industriel en état de marche.
L’Allemagne
apparait surtout comme le responsable de la guerre aux yeux des vainqueurs,
elle doit être dénazifiée. Elle perd une part importante de son territoire à
l’Est au profit de la Pologne et est occupé militairement par les quatre
puissances considérées comme les vainqueurs de la guerre (E.U. , U.R.S.S.,
R.U., Fr.). Berlin, en plein secteur soviétique connait aussi une occupation
quadripartite.
- A quelles réalités de la société
américaine renvoie la phrase soulignée ?
Kennedy
fait ici allusion a certaines vagues d’hystérie collective en matière
politique, ainsi le Maccarthysme des années 1950 (voir cours). Le problème des
inégalités raciales et sociales est également sous-jacent ici (voir cours)… La
question cela dit ne supposait pas d’évoquer les problèmes de la société
américaine à la fin des années 1960 et au début des années 1970 puisqu’ils sont
postérieurs à ce texte.
- Expliquez les origines de la
construction du Mur de Berlin et l‘analyse qu’en fait Kennedy.
On
pouvait ici rappeler la première crise de Berlin avec le Blocus et la création
des deux Allemagne en 1949, création qui laisse entier le problème de Berlin,
cette ville sous occupation quadripartite étant désormais en RDA. Berlin est devenue
une importante porte migratoire dans les années 1950 pour les allemands de
l’Est désireux d’aller à l’Ouest. C’est pourquoi Khrouchtchev et les autorités
est allemandes décident de construire ce mur en 1961 pour empêcher ces départs.
Ce mur est vu par Kennedy comme un symbole de la « faillite du
communisme » : si le terme est excessif puisque la RDA devait vivre
encore 26 ans après ce discours, il s’inscrit pleinement dans la logique
idéologique de la guerre froide visant à forcer les oppositions entre les deux
Blocs.
- Que représente la ville de Berlin dans
le monde pour le président américain en 1963 ?
Berlin
est un point de contact entre les modèles occidentaux et communistes, entre le
« monde libre » selon Kennedy, et le monde caractérisé par « l’oppression »
communiste. Berlin est de ce fait le symbole de la guerre froide. Et c’est
pourquoi Kennedy s’affirme citoyen berlinois au final entendant par là que le
problème de Berlin est celui de tous ceux qui, dans le monde, se sentent
impliqués dans la guerre froide. La question berlinoise traduit l’universalité
du conflit Est/Ouest.
- En quoi l’attitude des deux Grands
concernant la question berlinoise justifie l’idée que la guerre froide fut
une « paix impossible, guerre improbable » (R. Aron) ?
La
question berlinoise montre que la guerre froide est une « paix
impossible » en ce sens que la ville est divisée en deux parties que tout
oppose en 1961. De plus, par l’intermédiaire de la RDA et de la RFA à partir de
1949, jamais aucun des deux Grands depuis
1945 n’a cédé un quelconque bout de terrain à l’adversaire, par rapport à ce
que prévoyaient les accords de Yalta. La question berlinoise montre cependant
que la guerre froide est une « guerre improbable » puisque lors du
blocus, la riposte américaine fut un pont aérien et non une riposte armée. Au
moment de la crise du mur, la riposte fut essentiellement verbale, ce dont
témoigne ce discours de Kennedy, mais là encore il n’y a pas eu de conflit
armé, lequel aurait pu s’étendre à d’autres parties du monde.