Documents histoire géographie, D ROOU

03 mai 2009

composition, classe de Seconde 3, la période révolutionnaire

Evaluation, classe de Seconde 3, composition, la période révolutionnaire. Eléments de correction

 

Sujet 1.

Napoléon Bonaparte a-t-il enterré ou poursuivi la Révolution française ?

 

Ce sujet était l’un des grands classiques concernant la période révolutionnaire. Centré sur la personne et le règne de Napoléon premier, il permettait de voir la manière avec laquelle étaient perpétués ou au contraire remis en cause les héritages des années de profond renouveau politique que furent les années 1789-1799. La problématique pouvait ici s’articuler autour de l’idée que Napoléon avait tout à la fois était un fossoyeur et un continuateur de la révolution.

 

1. Bonaparte continuateur de la Révolution

1.1. Bonaparte meneur d’un coup d’Etat pour faire cesser l’instabilité politique du Directoire et permettre une stabilisation politique dans la France de l’après 1789

1.2. La création du « Code Civil » : faire entrer les principes de liberté et d’égalité dans le quotidien des Français

1.3. La reconnaissance de la liberté religieuse mais la prééminence de la religion catholique : la volonté de concilier chez Bonaparte héritage de 1789 et tradition révolutionnaire

1.4. « Les masses de granite » : faire entrer la France dans la modernité d’après la rupture révolutionnaire (institution des préfets, réformes des lycées et de l’université, création du Franc germinal et de la banque de France…)

 

2. De Bonaparte à Napoléon : une dérive monarchique

2.1. Le Consulat : un régime fortement dominé par le pouvoir exécutif et qui est en rupture avec l’affirmation de pouvoirs législatifs dominants sous les régimes précédents

2.2. La fondation de l’empire : la restauration d’un pouvoir de nature monarchique

2.3. Un pouvoir policier et aux attitudes en contradiction avec le principe de liberté d’expression

2.4. La création de nouvelles catégories sociales distinguées des autres : la naissance d’une noblesse d’empire

 

 

 

Sujet 2.

La révolution française et l’empire : une révolution des droits, de l’organisation des pouvoirs, du fonctionnement de l’Etat

 

Ce sujet demandait ici à faire un bilan des profonds renouveaux qu’avait connu le pays durant la période révolutionnaire, tant en ce qui concerne son organisation politique que pour ce qui relevait de son organisation sociale. La problématique pouvait s’articuler autour de l’idée de rupture complète avec les idées de monarchie absolue, d’inégalité sociale et de maintien des particularismes locaux propres à l’Ancien Régime. En outre, ce sujet était très proche de la troisième partie du cours sur la période révolutionnaire.

 

1. Une révolution des Droits

1.1. La rupture de 1789 : fin des privilèges et affirmation des principes d’égalité juridique des citoyens et de liberté des individus

1.2. Le moment 1793 et la reconnaissance théorique de certains droits sociaux

1.3. La synthèse bonapartiste avec la création du Code civil

 

2. Quelle organisation des pouvoirs en France après 1789 : la difficile recherche d’un régime aux pouvoirs séparés

2.1. La monarchie constitutionnelle de 1791 : un premier régime constitutionnel français censitaire et qui n’évite pas les blocages entre pouvoirs exécutif et législatif

2.2. Le Directoire : un régime censitaire largement dominé par le pouvoir législatif

2.3. Le Consulat : un législatif muselé par la toute puissance d’un exécutif dominé par le Premier Consul

 

3. Un Etat réorganisé

3.1. La volonté d’uniformisation administrative dès les débuts de la période révolutionnaire : création des départements, harmonisation fiscale, judiciaire…

3.2. Les renouveaux de l’époque du Directoire en matière scolaire, d’harmonisation des poids et mesures…

3.3. Les « masses de granite » de l’époque bonapartiste.

 

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27 janvier 2009

correction épreuve type bac, classe de T7S

Entraînement au baccalauréat - Classes de Terminales 7S

Année scolaire 2008-2009 – Eléments de correction de la première partie

 

 

 

Les empires coloniaux européens à la veille de la seconde guerre mondiale

 

Introduction : Sujet tableau, ce sujet appelait à dresser un tableau de la situation des colonies européennes à la veille de la seconde guerre mondiale. A bien des égards, ce tableau devait être présenté sous l’angle du paradoxe. Jamais l’étendue de la domination coloniale n’a été aussi forte qu’à ce moment là, jamais non plus les colonies ne virent leur économie, leur société aussi vigoureusement mises à contribution par les métropoles. Mais c’est pourtant aussi à la veille de cette seconde guerre mondiale que des mouvements contestataires de la domination coloniale sont devenus susceptibles de menacer l’édifice de la colonisation. On pouvait donc se demander en quoi le système colonial qui atteint alors son apogée avait pu donner naissance à ces mouvements susceptibles de le faire chuter. 

 

  1. Les      Européens dominent 40% des terres émergées

 

 1.1. Des empires sur tous les continents ; les empires français et britannique sont les plus importants

 1.2. Une conquête qui s’est faite à partir du 16e siècle, mais qui a connu un fort renouveau à partir du milieu du 19e siècle

1.3. Des statuts territoriaux (départements, protectorats, colonies…) et des modes d’administration divers (assimilation, association)

 

  1. Le      système colonial

 

 2.1. Une mise en valeur partielle des territoires au service de la métropole (création de villes souvent littorales, essor du chemin de fer, développement de plantations…)

 2.2. L’échange inégal : des échanges entre métropole et colonies dissymétriques et croissants avec le temps dans le cadre de la préférence coloniale

 2.3. Les populations colonisées : des statuts de dominés, des conditions de vie bouleversées par la colonisation, un effort d’éducation réel mais limité

 

  1. Des      systèmes coloniaux contestés

 

 3.1. Des peuples colonisés qui ont été impliqués dans le premier conflit mondial

 3.2. Les premières revendications : volonté de reconnaissance culturelle des colonies, la progressive émergence de mouvements indépendantistes, des modalités d’action de ces mouvements diverses

 3.3. Des colons qui ont peu tenu compte de ces revendications dans l’évolution de l’organisation des colonies, et des mouvements revendicatifs pour l’heure rejetés.

 

 

 

 

Sujet 2 : composition

Le modèle américain et son influence dans le monde,

de la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’au milieu des années 1970

 

Ce sujet demandait tout à la fois de prendre en compte certains aspects du fonctionnement intérieur du modèle américain mais aussi d’évoquer certains éléments de l’implication internationale américaine. Pour autant il ne s’agissait pas d’un sujet centré sur les relations internationales. Ce sujet demandait à s’interroger sur ce qui pouvait donner aux Etats Unis un rôle de modèle pour le reste du monde, mais aussi sur les limites qu’il pouvait rencontrer.

 

1. Un modèle de liberté

1.1. Les fondements : une société qui se veut une société de libertés, héritière de la philosophie des Lumières

1.2. Une démocratie qui fonctionne

1.3. The American way of life : la prospérité matérielle au cœur du rêve américain

 

2. Quelle affirmation mondiale des Etats Unis ?

2.1. La volonté d’étendre l’influence américaine dans le monde au lendemain de la seconde guerre mondiale et dans un contexte de guerre froide

2.2. La construction d’un bloc occidental sous direction américaine : une influence économique et une construction politique et militaire

2.3. Une implication dans les crises de la guerre froide qui permet de réaffirmer les valeurs du modèle américain

2.4. Au terme de la guerre froide : un modèle victorieux

 

3. Les limites d’un modèle

3.1. Les limites intérieures : question noire, violences politiques, inégalités sociales

3.2. A l’intérieur du camp occidental : contestation politique venant de la France et remises en cause économiques dans les années 1960 et au début des années 1970

3.3. Une influence limitée dans le cadre de la guerre froide : à l’heure de la Détente les Etats Unis reconnaissent l’existence de deux mondes

3.4. Des engagements extérieurs qui écornent l’image d’un modèle humaniste : l’implication des EU en Amérique latine et dans la guerre du Vietnam

 

 

Sujet 3 : En quoi les années 1970 constituent un temps de remise en cause de l’ordre mondial ?

 

Première partie :

Q.1. Présentation du monde en trois ensembles mais pas les trois ensembles traditionnels ici : Deng Xiaoping associe en effet les deux superpuissances dans un même groupe, tandis que les pays développés appartenant à chacun des blocs en forment un autre, et le Tiers Monde le dernier

Q. 2. Il est à noter ici l’expansionnisme soviétique avec le doc. 3 (implantations en Afrique avec la décolonisation des dernières colonies portugaises, intervention en Afghanistan…). De même reprise de la course aux armements… mais URSS paraissant bien plus engagée alors dans cette course. On passe donc de la Détente à la guerre fraîche

Q. 3. Doc. 4 permettant de mettre en évidence l’émergence d’un Etat islamique (notion à définir) dans le monde, ici violemment anti-occidental

Q. 4. Années 1970 étant un affaiblissement extérieur avec l’échec au Vietnam mais aussi intérieur (crise économique, politique mais aussi morale avec la perte de confiance dans le système politique –il faut ici expliquer ce qu’est le Watergate- la « mauvaise conscience » américaine à la suite de la guerre du Vietnam…)

Q. 5. On peut ici évoquer la multiplication des foyers de tension au Sud de la planète (ex. au Moyen Orient), les transformations du cadre économique planétaire, mais aussi la dégradation économique et sociale intérieure à l’URSS.

 

Seconde partie

  1. Deux grandes      puissances en crise ?

1.1. Le malaise américain dans les années 1970

1.2. L’immobilisme soviétique

 

  1. De la Détente à      la guerre fraîche

2.1. Jusqu’en 1975 : le temps de la Détente

 L’expansionnisme soviétique, manifestation de la guerre fraîche

 La reprise de la course aux armements

 

  1. Des brasiers      nouveaux et incontrôlés au Sud

3.1. Des revendications multiples qui remettent en cause l’ordre bipolaire (cf. ici le texte de Deng Xiaoping, on pouvait aussi rappeler la revendication pour un NOEI (conférence d’Alger de 1973)…)

 Des foyers nouveaux de tensions mal contrôlés par les deux grands (ex. Iran, pb. du Proche Orient…)

 L’éclatement du Tiers Monde, ou le nouveau désordre mondial

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16 décembre 2008

correction bac blanc TES

Sujet 1 : composition

 

Le modèle soviétique et son influence dans le monde de 1945 à 1991

 

Sujet classique, ce sujet devait permettre de s’interroger sur les origines de l’intérêt suscité par ce modèle dans le monde depuis 1945, mais aussi sur l’influence qu’il a pu exercer sur une aire d’influence plus ou moins proche. En outre, les bornes chronologiques du sujet allant jusqu’à la fin de l’URSS en 1991, il fallait aussi envisager les limites de ce modèles et les contestations dont il pouvait faire l’objet.

 

1. Les fondements du modèle soviétique

1.1. La volonté de construire une société d’égaux

1.2. Un pays dirigé par un parti unique… et parfois par un chef unique

1.3. Une économie étatisée, planifiée… et caractérisée par la prééminence des productions militaires et d’industrie lourde.

 

2. Moyens et formes d’une influence planétaire

2.1. Une influence idéologique à travers les différents partis communistes du monde coordonnés depuis Moscou

2.2. La construction du Bloc de l’Est en Europe et en Asie à la fin des années 1940

2.3. Un expansionnisme soviétique jamais démenti jusqu’à la fin des années 1970 (alliance avec Cuba, expansion en Afrique dans les années 1970, intervention en Afghanistan à partir de 1979…)

 

3. Les limites de l’affirmation du modèle soviétique et de son influence

3.1. Les limites internes : un Etat policier et parfois terroriste, une économie offrant une certaine médiocrité de niveau de vie.

3.2. Les limites à l’intérieur de l’aire d’influence : contestation du « Grand Frère » en Europe de l’Est, difficiles relations sino-soviétiques

3.3. Les limites externes : la volonté de containment américaine et la propagande anti-soviétique.

 

 

Sujet 2 : composition

 

L’Europe dans les relations Est Ouest (1947-1989)

 

En quoi l’Europe apparaît comme un miroir des rapports entre les deux grands ? Peut-on dire que les Européens se sont contentés de subir la « loi » des Deux Grands ?

 

  1. Pourquoi      l’Europe est devenue un enjeu de la rivalité des deux grands ?

 Une Europe affaiblie face à deux Grands surpuissants

-l’affaiblissement économique et politique

-les deux Grands contrôlent l’Europe

 Une Europe aux frontières redéfinies après les accords de Yalta

-des transformations de frontières prouvant la toute puissance des deux Grands

-le cas particulier de l’Allemagne

 Une progressive montée des tensions en Europe en 1945 et 1946

-le refroidissement des relations entre les deux Grands après Postdam, les questions de la reconstruction allemande et des élections en Europe centrale

-Churchill annonce au monde la naissance d’un « rideau de fer » en Europe dès 1946

 

  1. L’Europe      au centre des tensions entre les deux Grands (1947-1989)

 Le temps des crises

-le blocus de Berlin ou la première crise Allemande

-l’édification du Mur de Berlin symbole d’une Allemagne et d’une Europe coupées en deux

 Deux Europe

-A l’Ouest, aide économique américaine et création de l’OECE, formation de l’OTAN

-A l’Est, la naissance sous pression soviétique des démocraties populaires, la formation du CAEM et du Pacte de Varsovie

De la Détente à la crise des Euromissiles : un Europe qui enregistre les évolutions des tensions entre Est et Ouest

  -Une acceptation de l’ordre bipolaire mais une volonté d’un plus grand respect des droits de l’homme :   l’Europe à l’heure de la conférence d’Helsinki

  -la bataille des euromissiles : dernier soubresaut de la guerre froide en Europe

 

  1. Des      Européens entre désir de dépasser la rivalité des deux grands et      acceptation de l’ordre bipolaire (1962-1989)

  

 Deux pays d’Europe de l’Ouest désireux de retrouver une place autonome dans les relations internationales

   -L’hégémonie américaine contestée, l’allié occidental accepté : la France à l’heure du général de Gaulle

  -Une volonté de renouer le contact entre les Deux Europe au temps de la Détente : l’Ostpolitik de W. Brandt

 La contestation du Grand Frère à l’Est : une Europe qui rejette de l’intérieur l’ordre bipolaire

-l’arrière plan : Budapest (1956)

-le « printemps de Prague » (1968)

-la Pologne des années 1970 à 1980

 L’Europe et la fin de la guerre froide

  -l’effet Gorbatchev : le desserrement de la tutelle soviétique sur l’Europe de l’Est

  -la fin des démocraties populaires

 

Sujet 3 : étude d’ensemble documentaire

 

La décolonisation de l’Algérie française : une décolonisation arrachée.

 

 

 

Première partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes

 

  1. Quels éléments permettent      de dire qu’il existe un attachement particulier des Français pour      l’Algérie dans les années 1950 (documents 1 et 3) ?

Dans le document 1, l’auteur Affirme qu’il ne saurait être question d’un Etat musulman en Algérie, de même le million de Français installés en Algérie apparaissent comme la force principale du développement de ce territoire. Dans le Document 3, l’auteur insiste sur l’ancienneté de l’implantation de Français en Algérie (dès les années 1830). Il rappelle aussi le rôle de militaires d’Algérie dans la Libération et l’évocation du défilé militaire sur les Champs Elysées a pour rôle de manifester, aux yeux de cet auteur, l’appartenance de l’Algérie à la France et à son histoire.

 

  1. Que veulent mettre en      évidence les auteurs du document 2  et quelles hypothèses peut-on      formuler quant à leur opinion sur le conflit algérien ?

Il y a sur cette Une de journal une mise en évidence de la violence en Algérie (à détailler). Mais ici, systématiquement cette violence est attribuée aux « rebelles algériens », c’est-à-dire les indépendantistes : l’objectif des auteurs est de montrer la « sauvagerie », la « barbarie » de ces rebelles : a priori ce journal n’est guère favorable à l’idée d’indépendance algérienne.

 

  1. Quelles sont les fonctions      du général de Gaulle au moment où est réalisé cet entretien ? Quelles      évolutions sont à noter entre l’attitude de Guy Mollet et celle de Charles      de Gaulle face à la question algérienne (doc. 1 et 4) ?

En décembre 1959, de Gaulle est président de la cinquième république depuis près d’un an. Il admet ici l’idée d’autodétermination de l’Algérie, reconnaissant  que la volonté de francisation de l’Algérie est un échec, admettant même que malgré les succès de l’armée sur le terrain algérien, les populations musulmanes du pays semblent hostiles à la perpétuation, en l’état, de la domination française. Par rapport à Guy Mollet qui concevait certes des réformes mais ne pouvait envisager d’autres solutions qu’une Algérie française, l’évolution est donc sensible.

 

  1. En quoi le document 5      témoigne d’une violence restée présente jusqu’au terme du conflit en      Algérie ?

Cette affiche de l’OAS de 1961 témoigne d’une volonté de garder l’Algérie française, au besoin par les armes (symbole de l’épée). Cette volonté doit s’affirmer contre les partisans d’une Algérie algérienne (symbole du croissant brisé) mais aussi contre de Gaulle et les gaullistes qui ont accepté l’indépendance (symbole de la crois de Lorraine brisée).

 

  1.  Quelles critiques peuvent être formulées      au sujet de la composition de ce dossier documentaire ?

Ce dossier ne permet d’aborder que le conflit algérien proprement dit, sans s’interroger sur ses origines. De plus, et surtout, seuls des documents provenant auteurs français et/ou partisans de l’Algérie française composent ce dossier.

 

Deuxième partie : à l’aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une réponse organisée au sujet :

 

La réponse finale devait permettre d’aborder le problème de la décolonisation de l’Algérie en la replaçant dans l’étude du phénomène de décolonisation en général, et en montrant tout ce qu’une décolonisation arrachée pouvait avoir de déstabilisant pour la colonie proprement dite avec le développement d’une guerre, mais aussi pour la métropole, puisqu’ici la France allait subir une crise politique majeure avec cette décolonisation.

Il fallait d’une part rappeler la particularité de la colonie algérienne en évoquant l’importance du peuplement d’origine européenne (colonie de peuplement) ici, mais aussi les inégalités multiples, économiques et sociales mais aussi politiques, qui existaient entre les communautés européennes et musulmanes (cf. cours).

Dans un second temps la première phase du conflit, jusqu’en 1958, méritait d’être abordée. Il s’agissait de mettre en évidence la réalité d’une vraie guerre mobilisant des forces nombreuses venant des deux côtés de la Méditerranée, et, dans le même temps, la difficulté pour les autorités françaises à trouver une issue politique au conflit.

Dans un troisième temps, c’est la crise de Mai 1958 et le chute d’une république qui devaient être évoquées, ainsi que la progressive acceptation par la France de l’indépendance algérienne. Cette indépendance progressive ne signifiait au demeurant pas la fin du conflit, avec en particulier la permanence d’intransigeants partisans de l’Algérie française qui allaient jusqu’au bout affirmer leur opinion, et faire qu’en retour les nouveaux responsables de l’Algérie indépendante, refuseraient toute présence française en Algérie.

 

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Correction évaluation T2L mondialisation, développement

Sujet 1 : composition

 

Le rôle des grands centres d’impulsion dans l’espace mondialisé

 

La problématique de ce sujet pouvait s’articuler autour de l’idée que quelques grands centres d’impulsion, du fait d’outils multiples à leur disposition, étaient capables d’organiser l’espace mondial, le plus souvent à leur profit…

 

1. Des centres qui ont la capacité de structurer l’espace mondial

1.1. Des métropoles et des mégalopoles qui constituent les grands centres d’impulsion planétaires

1.2. La concentration des grandes places financières, des sièges sociaux de grandes FTN planétaires et des capacités d’innovation

1.3. Les foyers de domination géopolitiques (grandes capitales politiques influentes, sièges des grands organismes internationaux)

 

2. Des flux organisés par les grands centres d’impulsion

2.1. Des flux de marchandises et de services concentrés entre quelques grands pôles planétaires

2.2. Des flux financiers, éventuellement spéculatifs, qui restent très majoritairement concentrés entre quelques grands centres d’impulsion

2.3. L’effet en retour : des flux migratoires majoritairement orientés Sud à Nord et aujourd’hui à l’heure du brain drain.

 

3. Une influence différenciée à toutes les échelles

3.1. A l’échelle des territoires proches : des métropoles qui attirent les personnels les plus qualifiés et qui commandent des délocalisations.

3.2. La mise en réseau du monde : des centres d’impulsion qui organisent le développement de territoires ateliers d’abord en Asie de l’Est, puis en Amérique latine, et sur les rives Sud et Est de la Méditerranée.

3.3. Des centres d’impulsion qui sont à l’origine de la mise à l’écart de certaines parties du monde du fait de l’absence d’investissement dans ces zones (Afrique intertropicale, Asie centrale, intérieur amazonien)

 

Sujet 2 : étude d’ensemble documentaire

 

Un Sud ? Des Sud ?

 

 

Première partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes

 

  1. Quels grands ensembles de      l’espace chinois le document 1 permet-il de dégager ?

A l’aide de ce document il était possible de dégager 3 grands ensembles, un Chine littorale relativement riche, une bande de richesse moyenne jouxtant la partie littorale de la Chine, une Chine de l’Ouest enfin, bien moins développée.

 

  1. Quels grands contrastes et      quels éléments d’explication les documents 2 et 4 suggèrent-ils concernant      l’Afrique ?

Des niveaux de développement moyens peuvent être notés au Nord et au Sud de l’Afrique, en revanche la partie centrale est caractérisée par des niveaux de développement faibles (IDH < 0,512). Cette Afrique intertropicale voit se développer malnutrition et sous-nutrition.

La multiplication des conflits, qu’ils soient civils ou entre Etats, entrainant une multiplication des flux de réfugiés, sont une conséquence de cette faiblesse de développement, en même temps qu’une cause.

 

  1. En quoi le document 4      permet-il de caractériser le Sud ?

Le document 4 est une carte de l’IDH dans le monde (il fallait ici définir ce qu’est cet indicateur). Le Sud se distingue ici du Nord par ses niveaux d’IDH plus faibles (à chiffrer à partir du doc., et à localiser). Toutefois il est à noter certains Etats dont le classement entre Nord et Sud est parfois à discuter : c’est par exemple le cas pour l’Argentine dont l’IDH est comparable à ceux des pays du Nord, mais aussi du Brésil, dont l’IDH est comparable à celui de la Russie.

 

  1. A l’aide des documents 3 et      4 distinguez différentes catégories de pays du Sud.

A l’aide de ces deux documents des Sud très divers apparaissent, certains pays disposent d’un IDH relativement élevé, d’une richesse par habitant moyenne, d’une natalité modérée et d’une ouverture sur l’espace mondialisé réelle (via Internet ici), c’est le cas par exemple du Mexique, de l’Afrique du Sud ou encore du Brésil. Dans ces Etats le secteur primaire a une place relativement mesurée dans la vie économique, ce qui témoigne d’activités de production diversifiées. A l’inverse, d’autres Etats comme le Bangladesh ou le Kenya sont caractérisés par un IDH assez faible, une grande pauvreté, une forte prééminence agricole, un accès internet très faible et une natalité forte témoignant d’une transition démographique très loin d’être achevée (concept à définir). Entre ces deux pôles il est à noter différentes situations intermédiaires, certaines étant particulièrement notables, ainsi celle de la Chine dont le développement littoral ne doit pas faire oublier le faible développement des régions intérieures…

 

  1. Quelle échelle géographique      importante pour comprendre le sujet ne figure pas dans cet ensemble      documentaire ?

Le dossier documentaire permet d’envisager la question du développement des Sud à l’échelle de la planète, à l’échelle d’un continent (ici l’Afrique), mais aussi à l’échelle d’un Etat (la Chine). En revanche il manque l’échelle locale et l’étude d’une grande ville du Sud pour aborder le problème de la diversité des Sud.

 

Deuxième partie : à l’aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une réponse organisée au sujet :

Un Sud ? Des Sud ?

 

La réponse finale concernant ce sujet, devait mettre en évidence la diversité des Sud et, compte-tenu, de la logique du dossier documentaire, des questions demandant de s’interroger sur la différenciation des échelles, il était bienvenu de montrer l’existence d’inégalités de développement des Suds à toutes les échelles.

De ce fait, on pouvait dans un premier temps faire état d’une typologie des Sud à l’échelle planétaire en mettant en évidence l’existence de pays émergents (parfois puissances régionales), à l’inverse de Pays les Moins Avancés, cumulant de très nombreuses difficultés, et enfin de pays en situation intermédiaire. La construction de cette typologie pouvait s’appuyer sur celle vue en classe et sur les doc. 3 et 4 du dossier.

Dans un second temps, des inégalités à plus grande échelle pouvaient être évoquées, en mettant tout particulièrement en évidence de grands contrastes régionaux à l’échelle d’un Etat du Sud (ici la Chine, mais on pouvait aussi prendre l’exemple du Brésil), mais en évoquant aussi les contrastes à très grande échelle (cf. cours).

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30 novembre 2008

Epreuve blanche histoire géographie TL

Epreuve blanche du baccalauréat, Histoire et Géographie, classe de Terminale L

Lycée Chaptal – Mende, année scolaire 2008-2009

 

 

Première partie : histoire

 

 

Sujet 1 : composition

 

Le monde au lendemain de la seconde guerre mondiale

(voir cours)

 

 

Sujet 2 : composition

 

L’Allemagne dans les relations Est Ouest (1947-1990)

 

Sujet très classique, cette composition pouvait avoir une problématique articulée autour de l’idée d’une Allemagne symbole de la rivalité Est Ouest, de son inégale intensité, et des diverses formes qu’elle avait pu prendre durant plus de quarante ans. On pouvait aussi se demander si cette Allemagne avait toujours subi la rivalité des deux Grands, n’avait en quelque sorte été que le spectateur impuissant de son propre destin, ou bien si, périodiquement, elle n’avait pu affirmer sa propre voix et modifier quelque peu la donne dans les relations Est/Ouest.

 

  1. Une nation enjeu      de la guerre froide (1945-1949)

 L’Allemagne : un territoire réduit, occupé et à la capitale sous surveillance en 1945

 L’affirmation de la rivalité Est Ouest en Allemagne : aide économique et unification de trois zones à l’Ouest, démantèlement économique à l’Est

 La première crise de Berlin : première crise de la guerre froide

 

  1. Deux Etats qui      s’ignorent (1949-1969)

 La création des deux Allemagne et leur intégration dans deux Blocs opposés

 Deux Etats, deux systèmes politiques… et une fuite des Allemande de l’Est vers l’Ouest via Berlin

 La seconde crise de Berlin et l’édification du mur : Berlin symbole de la Guerre Froide

 

  1. D’un      rétablissement du dialogue à la réunification (1969-1990)

 A l’heure de la Détente, l’Allemagne retrouve une certaine autonomie dans les relations internationales : l’Ostpolitik de W. Brandt

 Avec la crise des Euromissiles, l’Allemagne à nouveau au centre de la tension Est/Ouest au temps de la guerre fraîche

 La chute du Mur puis la réunification annoncent la fin de « l’empire soviétique ».

 

 

 

Sujet 3 : étude d’ensemble documentaire

 

L’influence du modèle soviétique et de l’URSS dans le monde de 1945 à 1991

 

 

 

Première partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes

 

  1. Quels sont les outils de      diffusion de l’influence soviétique dans le monde (doc. 1, 2 et 5) ?

Les outils de diffusion de l’influence soviétique sont tout d’abord constitués de discours et d’œuvres de propagande (doc. 1 et 2) visant à rappeler les fondements idéologiques du modèle mais aussi à donner une image idyllique de l’URSS. Le rôle des partis communistes, un peu partout dans le monde, et y compris dans certains pays du bloc occidental comme la France, est fondamental dans la diffusion de cette image de l’URSS. Ensuite, l’influence soviétique se manifeste par le déploiement de forces armées et une présence militaire planétaire (en Asie mais aussi en Afrique) de façon directe, mais aussi grâce à l’action de pays alliés intervenant sur différents théâtres d’opération (forces cubaines en Angola par exemple)

 

  1. Quelle vision de l’URSS      rapporte l’auteur du document 2 ? En quoi la première phrase de ce texte      est surprenante ?

Apparait ici une vision idyllique de l’URSS. Pays de prospérité partagée de façon égale par tous, l’URSS est aussi un pays où existe une politique culturelle ambitieuse, concernant de larges pans de la population.

Ce texte est cependant un texte de propagande d’un député communiste d’une fiabilité très discutable, tout d’abord parce qu’il évoque des paysans venant faire différents achats en plein cœur de la capitale, Moscou, ensuite parce qu’il évoque un luxe à portée de tous, cette idée de luxe allant quelque peu en contradiction avec l’idéal égalitaire communiste…

 

  1. En quoi peut-on dire que      l’influence du modèle soviétique s’étend au-delà de l’influence de l’URSS      (documents 2 et 4) ?

Si la sphère d’influence de l’URSS correspond aux pays alliés à elle mais parfois aussi contrôlés par elle, d’autres pays où existent une influence des principes idéologiques mais aussi des modes de développement soviétique  sont eux influencés par le modèle soviétique mais sans avoir de liens étroits avec la puissance soviétique en tant que telle.

Cette influence peut être idéologique (doc. 2) et présenter le modèle soviétique comme un « pays idéal », mais aussi toucher plus directement à l’organisation économique de certains Etats. Ainsi, le modèle soviétique de planification de l’activité, d’attention privilégiée au développement de l’industrie lourde, a-t-il une forte influence dans les pays du Tiers Monde (ainsi en Inde ou en Egypte ici)

 

  1. Quel est l’intérêt du document      3 par rapport au sujet ?

Le document 3 est une affiche du Printemps de Prague de 1968, représentant un soldat soviétique brutalisant une petite fille. Cette affiche traduit ici le rejet de l’influence soviétique dans un pays pourtant soumis à l’URSS depuis la fin de la seconde guerre mondiale, mais aussi la répression exercée par l’URSS en cas de contestation de son influence dans un pays proche d’elle…

 

  1.  En quoi peut-on parler d’expansionnisme      soviétique dans les années 1970 (doc. 5) ?

Les années 1970 marquent un renouveau de l’influence soviétique dans le monde. A côté des pays traditionnellement caractérisés par la tutelle soviétique, de nouveaux alliés apparaissent en Afrique (ainsi la Lybie ou l’Algérie, ainsi que certains pays qui adoptent un fonctionnement comparable à celui de l’URSS (Angola ou Mozambique). En Asie, l’influence soviétique est renouvelée avec tout d’abord l’alliance avec le Vietnam en Asie du Sud Est, mais aussi l’émergence d’un régime communiste (au demeurant contesté) en Afghanistan en Asie centrale.

 

 

 

Deuxième partie : à l’aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une réponse organisée au sujet :

 

L’influence du modèle soviétique et de l’URSS dans le monde de 1945 à 1991

 

La réponse finale pouvait s’articuler autour des trois axes suivants.

 

-Une influence idéologique et économique du modèle soviétique qui s’étend à de larges parties du monde

 -le rôle de la propagande des Partis communistes dans le monde pour étendre l’influence soviétique

 -une influence d’abord idéologique présentant le modèle soviétique comme un modèle de société  d’égalité et d’opulence

 -une influence plus concrète passant par la diffusion de certains aspects économiques du modèle

 

-Une influence de la puissance soviétique s’étendant d’abord en Europe puis au-delà

 -la construction du bloc de l’Est en Europe dans les années 1940

 -le développement de nouvelles alliances en Asie (Corée du Nord, Chine) et en Amérique latine (Cuba)  jusqu’aux années 1960

 -un renouveau planétaire de l’influence soviétique dans les années 1970

 

-Une influence cependant contestée

 -de l’alliance à la rivalité d’influence : l’évolution des relations entre la Chine et l’URSS

 -la contestation de l’URSS dans les démocraties populaires d’Europe de l’Est

 -le guêpier afghan dans les années 1980

 

 

Seconde partie : géographie

 

Voir les croquis faits en cours.

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05 octobre 2008

corrigé T7S: l'empire colonial britannique

Etude d’ensemble documentaire, classe de Terminale 7S : éléments de correction

La colonisation et l’empire colonial britanniques du milieu du 19e siècle à 1939 : quelles caractéristiques ?

 

Première partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes

1. Quelle est l’étendue de l’empire britannique d’après le document 1 ? Est-il possible de se fier à ce document pour présenter l’empire britannique jusqu’en 1939 ?

Empire britannique comptant déjà des territoires importants avec le Canada, la Guyane, l’Australie et la Nouvelle Zélande, mais aussi la plus large part de l’Inde, l’Afrique du Sud… Toutefois ce n’est qu’après 1886 que les britanniques colonisent une large part de l’Afrique (de l’Egypte à l’Afrique du Sud, mais aussi avec des territoires à l’Ouest comme le Nigéria. De plus après 1918, protectorats sur certains territoires jusque là possessions allemande ou ottomane (ex. Palestine).

 

2. Comment est légitimée la domination coloniale (documents 1 et 3) ?

Domination coloniale présentée par lord Lugard comme un bienfait pour les colonisés, permettant tout à la fois d’apporter un mieux être (aide au développement avec moins de famines et de maladies), mais constituant aussi une action de civilisation.

Dans le premier document, présentation de la diversité de l’empire à travers les différents personnages, dont tous les regards convergent vers un personnage féminin doté d’un casque grec et d’un trident : Britannia (symbole féminin du royaume et équivalent de Marianne en France). Empire faisant figure d’un empire d’abondance, mais aussi de paix, et dans lequel les ressortissants britanniques et les populations colonisés peuvent se mêler, dans un esprit de fraternité…

 

3. Présentez la dimension économique de la colonisation (documents 2 et 3)

Colonisation entrainant un effort de mise en valeur des territoires colonisés de la part de la métropole, celle-ci pouvant tirer un juste profit de cet effort selon Lord Lugard.

En outre, forte croissance des échanges entre la métropole et ses colonies : la part des importations et des exportations du Royaume Uni en provenance ou à destination de l’empire est en croissance constante dans la première moitié du 20e siècle. Il est à noter cependant un important bond dans les années 1930, conséquence d’un régime de préférence impériale (avec une taxation spécifique et avantageuse pour les échanges internes à l’empire) renforcé.

  

4. Quelles informations les documents nous livrent-ils sur la contestation de la domination coloniale britannique dans l’entre deux guerres (documents 3 et 4) ?

Contestation semblant se développer dans différentes parties de l’empire, ainsi l’Egypte ou l’Inde ici. Contestation s’appuyant sur la valeur de liberté des peuples, développée en particulier par les philosophes européens et largement enseignée dans les Universités européennes, pour s’affirmer.

En outre, cette contestation prend la forme de mouvements sociaux d’importance, comme en témoigne la grève des chemins de fer à Bombay ici. L’objectif est ici de paralyser une activité économique majeure mais à travers une action non violente. Idée de résistance civile inspirée de Gandhi.

 

5. Peut-on parler d’un assouplissement global de la domination coloniale britannique d’après le document 5 ?

Statut de Westminster de 1931 donnant aux Dominions britanniques une quasi indépendance de fait, puisqu’ils ne sont plus nommés colonies, qu’ils peuvent établir seuls leurs propres lois, sans demander un quelconque avis à la couronne britannique, et que cette dernière ne peut leur imposer une quelconque législation. Cependant ce statut ne concerne que les Dominions, c’est-à-dire les colonies où existe un important peuplement blanc. Il n’y a donc pas d’assouplissement global de la domination coloniale britannique.

 

Seconde partie : à l’aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une réponse organisée au sujet :

 

Quelques grands axes de réponse pouvaient nourrir la réponse finale.

 

1. Un empire colonial en extension et en renouveau

-un empire déjà vaste dans les années 1880 mais qui s’étend fortement ensuite, en particulier en Afrique

-un empire original, caractérisé par une logique d’administration indirecte.

-des motivations multiples expliquent ce renouveau de la colonisation (population européenne en forte croissance, besoins de débouchés pour la production européenne, recherche de matières premières, idée d’apporter la « Civilisation » aux peuples d’Afrique et d’Asie, volonté de puissance des européens…

-un empire qui s’est construit dans un contexte de forte rivalité entre les puissances européennes (conférence de Berlin pour le partage de l’Afrique, incident de Fachoda…)

 

2. Une domination coloniale dont bénéficie la métropole et qui transforme considérablement les territoires dominés

-un profond effort de mise en valeur des territoires colonisés (construction de routes, ports, de villes en Afrique…)

-des populations indigènes qui voient leurs modes de vie bouleversés par la colonisation (accès nouveau à des soins médicaux, dépossession de certaines terres, développement de modes de vie urbains pour certains…)

-des échanges entre métropole britannique et colonies qui se renforcent dans le temps dans un contexte d’affirmation d’une « préférence impériale » (en particulier dans les années 1930).

 

3. Une domination coloniale remise en cause.

-des sociétés coloniales fondamentalement inégalitaires dans lesquelles même les indigènes ayant eu accès à une formation à l’Occidentale n’occupent que des fonctions subalternes.

-le choc de la première guerre mondiale (aide des colonisés pour un effort de guerre en Europe, image de boucherie de la guerre du conflit contrastant avec l’idéologie « civilisatrice » des Européens)

-le développement de mouvements de contestation, et l’affirmation d’un mouvement de masse en Inde, à travers la « résistance civile », pacifique mais paralysante pour la colonie.

-des réponses très limitées des britanniques face à la contestation : une quasi indépendance pour les colonies de peuplement blanc, mais une domination coloniale maintenue ailleurs.

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24 septembre 2008

corrigé T2:: la méditerranée interface Nord Sud

Evaluation, étude d’ensemble documentaire, classe de Terminale 2L :

Sujet : Quels sont les effets des contacts et échanges méditerranéens sur les sociétés et les territoires ?

 

Première partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes

1. En quoi cette vue du port d’Alger traduit l’ancienneté des contacts et échanges entre les deux rives de la Méditerranée (doc. 1) ?

Vue d’Alger permettant de voir au premier plan le port de commerce avec des conteneurs (peut-être en provenance de la rive N) ainsi que des installations de stockage d’hydrocarbures (à destination du N)

A l’arrière plan, quais de style européen, d’époque coloniale…

 

2. Montrez que l’espace méditerranéen connait une forte littoralisation (doc. 1, 2, 4 et 5).

Espace méditerranéen caractérisé par une forte concentration d’hommes et d’activités sur le littoral. Ainsi avec le port de commerce d’Alger, mais aussi le port de plaisance de Sousse-El Kantaoui, entouré de bâtiments récents, et en particulier de résidences destinées à clientèle aisée (présence de piscines), destinés à l’accueil de touristes.

L’île de Djerba est aussi marquée par l’importance des activités touristiques sur son littoral, ces activités tendant à devenir dominantes pour cette île

Enfin dans le cas de la Turquie, littoralisation tenant au développement des activités touristiques mais aussi à une agriculture commerciale sur le littoral. En outre rôle central d’Istanbul comme port et porte de passage migratoire, renforçant le rôle d’un littoral qui tend à attirer les migrants de l’arrière pays.

 

3. En quoi peut-on dire que les sociétés du Sud méditerranéen sont influencées par la proximité du Nord (doc. 2 et 3) ?

Sociétés paraissant influencées ici du fait de l’attirance migratoire exercée par les pays du Nord de l’île. En outre influence tenant aux réseaux tissés par les immigrés vivant en Europe et qui ont conservé des contacts avec le pays d’origine (ici le Maroc). Ces immigrés sont des agents de transformation sociale p. ex. ici en introduisant la démocratie participative… et leur rôle dans leur pays d’origine en matière de développement entraine aussi une action de l’Etat renouvelée en ce domaine.

 

4. D’après l’ensemble des documents, quelles mutations économiques se produisent dans les pays du Sud et de l’Est méditerranéen ?

Mutations économiques tenant au développement d’activités nouvelles sur les littoraux sud et est méditerranéen. C’est le cas avec le tourisme qui se diffuse sur certaines côtes, entrainant de profondes transformations des paysages littoraux, mais pas seulement. Se développe aussi une agriculture littorale dans certains pays, comme la Turquie ici, destinée au commerce. Développement d’activités portuaires mais aussi d’extraction de matières premières étant aussi au cœur de ces mutations. 

Pour autant ces mutations ne concernant pas que les seuls littoraux. Certains arrière pays paraissent connaitre un profond renouveau en matière de développement (électrification, construction de routes…) du fait de l’action d’immigrés, d’autres au contraire voient leur économie rurale traditionnelle péricliter (centre de la Turquie, centre de l’ile de Djerba…)

 

5. Quelles sont les retombées positives et négatives de ces mutations (doc. 2, 3 et 4) ?

Mutations permettant l’entrée de devises liées au tourisme, mais aussi de développer des activités insérées dans les échanges internationaux (ici l’agriculture commerciale turque, mais aussi les activités commerciales des villes portuaires). En outre, développement progressant dans certains arrière pays (ex. Maroc).

En revanche les arrière pays voient certaines quitter leurs terres. De même les activités qui permettaient à certains espaces éloignées des littoraux de vivre tendent à disparaitre au profit des revenus plus lucratifs du tourisme. Enfin, émergence de pôles d’activités construits pour les Occidentaux, certes pourvoyeurs de devises, mais dont ne peuvent pas vraiment profiter les autochtones…

 

Seconde partie : à l’aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une réponse organisée au sujet :

Quels sont les effets des contacts et échanges méditerranéens sur les sociétés et les territoires ?

1. Des échanges très variés susceptibles d’avoir une influence plurielle

-Des échanges commerciaux inégaux caractérisés par l’envoi de matières premières et de produits manufacturés à faible valeur ajoutée dans le sens Sud-Nord, par l’envoi de produits à forte valeur ajoutée dans le sens Nord Sud.

-Des échanges touristiques essentiellement Sud-Nord qui traduisent l’inégal développement

-Des flux migratoires majoritairement orientés Sud-Nord et qui se partagent entre flux légaux et clandestins.

 

2. Une littoralisation accrue et des échanges qui peuvent permettre d’améliorer le développement au Sud

-les villes du Sud connaissent une forte croissance urbaine et le développement de nouvelles activités.

-les paysages littoraux sont en mutation sous l’influence des échanges méditerranéens (développer sur les transformations des paysages des pôles touristiques, mais aussi de certaines villes portuaires où ces mutations s’inscrivent dans la longue durée des contacts avec le Nord.

-les contacts peuvent être bénéfiques pour le développement des pays de la rive Sud (rôle des réseaux d’immigrés… mais aussi de certaines actions internationales –programme MEDA ; UPM…)

 

3. Des effets non désirés des contacts et échanges

-Au Sud les arrière pays semblent quelque peu délaissés du fait de la littoralisation affectant ces territoires

-L’urbanisation littorale parait peu contrôlable et entraine de nombreux effets pervers : développement d’habitations peu salubres, insuffisance de réseaux routiers, d’adductions d’eau…)

-Les zones de contact migratoires sont des zones de tensions…

 

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19 septembre 2008

corrigé T4ES: Etude d'Ensemble Documentaire, la Méditerranée interface Nord Sud

Evaluation, étude d’ensemble documentaire, classe de Terminale 4ES :

Sujet : le bassin méditerranéen, espace de fracture ou de contact entre Nord et Sud ?

 

Première partie : analysez l’ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes

1. Pourquoi peut-on dire que l’espace méditerranéen est un espace hétérogène (doc. 1, 2, 4) ?

-Espace hétérogène du fait de la nature des biens échangés par les Etats des deux rives révélant une plus grande avancée technologique au Nord… mais aussi une plus grande disponibilité de capitaux (produits manufacturés, IDE…). En outre flux humains montrant la richesse des pays du N (tourisme) et les difficultés de développement du S (flux migratoires)

-Hétérogénéité aussi en matière de richesse et de développement (citer ici des ex. du doc. 2)

-Hétérogénéité politique avec des Etats globalement démocratiques au N, pas toujours au S (cf. doc. 4)…

 

2. Montrez que l’espace méditerranéen est un espace de tensions (doc. 4 et 5).

-conflits multiples d’après le Doc. 5, ainsi les conflits frontaliers comme entre le Maroc et l’Algérie (ici héritage de la colonisation), conflits des passages stratégiques (pb. Migrations), conflits liés à des oppositions de peuples (Chypre, Israël/ Palestine, ce dernier ayant des résonnances internationales avec le refus de certains pays arabes de reconnaitre Israël à cf. doc. 5)

 

3. Présentez et expliquez les grands flux qui animent l’espace méditerranéen (doc. 1, 3 et 4)

-Flux de marchandises avec des biens à haute valeur ajoutée vendus par le N, des biens à faible valeur ajoutée et des matières premières vendus par le S ; conséquence de stratégies de développement différenciées

-Flux migratoires S à N légaux ou pas, et concernant des ressortissants d’Afrique du N mais aussi d’Afrique Subsaharienne

-Flux touristiques N à S témoignage des écarts de richesse. Mise en place de stations touristiques dans les pays du S avec ports de plaisance, ensemble de bâtiments destinés à un accueil de masse et relativement isolés du reste du pays…

 

4. Quelles politiques de coopération sont mises en œuvre entre pays méditerranéens ? A quels obstacles se heurtent-elles (doc. 4 et 5)?

-existence de partenariats euro-méditerranéens aujourd’hui mais pas avec tous les pays du S. De plus UPM voulue par le président français et Union aux objectifs multiples, enjeu migratoire, enjeu environnemental, enjeu du développement…

-Pb. de l’articulation Union méditerranéenne, union européenne à dilution de l’idée européenne + pb. des valeurs communes entre pays du N et du S.

-Pb au Sud de prééminence des uns par rapport aux autres… mais aussi de faire tenir dans un même ensemble des Etats qui, parfois, ne se reconnaissent pas mutuellement…

 

5. Citez des éléments de réponse au sujet qui n’apparaissent pas dans les documents.

-diversité culturelle mais héritages communs

-fracture démographique avec un N à faible croissance démographique et un vieillissement de sa population, un S encore en forte croissance et à la population jeune + Pb. en matière d’urbanisme.

 

Seconde partie : réponse organisée

 

1. Une frac ture du développement…

-des écarts de richesse et de développement considérables

-résultats de modes de développement différenciés

-une fracture démographique au fort retentissement en matière d’urbanisation

 

2. Qui est à l’origine des tensions et d’une méfiance parfois forte entre les deux rives…

-une méfiance encore réelle entre les deux rives, héritage d’une histoire commune tourmentée

-des tensions nationales et/ou interétatiques qui sont aussi une manifestation de l’inégal développement méditerranéen (beaucoup plus de tensions au S qu’au N, et des conflits qui ont parfois une dimension N/S)

-des tensions qui restent des enjeux internationaux majeurs (pb. israélo palestinien)

 

3. Mais qui entraine aussi des échanges originaux et des tentatives de coopération

-des échanges économiques déséquilibrés mais qui participent à unir les deux rives

-des flux migratoires Sà N et l’existence de couple migratoires qui témoignent des relations intenses mais complexes entre N et S méditerranéen.

-des flux touristiques qui peuvent être des outils de développement.

-une réelle volonté de partenariat N/S depuis les années 1970 par delà les obstacles et la méfiance des uns et des autres.

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